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Une fenêtre pour le CFCM




Une fenêtre pour le CFCM
Le 20 juin, soit dix ans après Nicolas Sarkozy, le président de la République Emmanuel Macron honora de sa présence l’iftar du Conseil français du culte musulman(CFCM). Pas une simple visite protocolaire en coup de feu, mais une véritable rencontre où le président prit le temps d’échanger avec les convives, tout en acceptant les nombreuses demandes de selfies.
C’est dans cette ambiance chaleureuse que le président, dans un discours empreint de réalisme mais aussi de fermeté, a appelé les citoyens de confession musulmane à prendre leur part de responsabilité dans la formation des imams sur le sol français, la lutte contre le fanatisme et le repli identitaire, sans oublier une meilleure représentativité dans le processus électoral du CFCM.
En vérité, ce quinquennat est une véritable opportunité pour le CFCM. On peut y voir deux raisons. La première tient au fait que le CFCM est en face d’un exécutif qui ne fait pas du sujet « islam/musulmans » l’épouvantail pour éclipser les fâcheux sujets socio-économiques. La seconde tient au constat que l’ombre menaçante du Front national sur l’échiquier politique s’est quelque peu dissipée. La lepénisation des esprits s’est enrayée dans le face-à-face Macron/Le Pen lors du débat pour la présidentielle.
Le défi est cependant de taille pour Ahmet Ogras, le nouveau président du CFCM qui succède à Anouar Kbibech, l’homme qui a su donner de l’épaisseur à l’institution face aux terribles attentats qui ont touché notre pays. Car les obstacles propres au CFCM sont toujours là : absence de moyens financiers de l’organisme et présence de calculs politiques des fédérations à seulement deux ans des élections qui mettront, de fait, un terme à la présidence tournante.

Mohammed Colin le Jeudi 24 Août 2017


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Edito

L’épreuve

Mohammed Colin - 24/04/2020
Lors des vœux de l’année 2020, aucun chef d’État n’aurait imaginé devoir faire face à une crise sanitaire hors norme et à une paralysie de l’économie mondiale du fait d’un simple micro-organisme. Pourtant, tel est le scénario, digne d’un film catastrophe, qui se produit sous nos yeux en raison du Covid-19. Pourtant, des alertes ont été lancées ces dernières années. En 2015, Bill Gates disait, au cours d’une conférence TED, que l’origine d’une possible catastrophe mondiale ne serait pas nucléaire mais biologique, provoquée par un virus hautement contagieux. Plus tôt encore, la CIA avait pointé, dans un rapport prospectif publié en 2009, le danger d’une pandémie mondiale décrite en ces termes : « L’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement adéquat. » A l’heure du Covid-19, ces mises en garde apparaissent comme des prophéties, qui sont d’ailleurs très bien exploitées par les complotistes de tous bords. Mais dans un contexte où les principales menaces étaient incarnées par le terrorisme islamiste et la prolifération des armes nucléaires, la mise en garde ne fut absolument pas considérée. Impréparés, les Etats et les populations s’adaptent comme ils peuvent à cette nouvelle réalité. Même les religions, caractérisées par des rituels immuables, ont dû tenir compte du nouveau coronavirus. Nul n’oubliera de sitôt les images impressionnantes de la Mosquée sacrée de La Mecque totalement...