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Salamnews

Salamnews n° 74 - JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE 2020




Salamnews N°74
Salamnews N°74

 ACTUALITÉ 

- Le masque obligatoire à l’entrée des lieux publics clos
- Une rentrée sous le signe de la lutte contre « le séparatisme »
- Emotion à Nantes après l’incendie de la cathédrale Saint-Paul
- La reconversion de Sainte-Sophie en mosquée actée
- Des mobilisations contre les violences policières
- Aïd al-Adha 2020 : les musulmans appelés à « l’extrême vigilance »
 

FOCUS :  SPÉCIAL ÉTÉ SOUS HAUTE VIGILANCE

- Covid-19, un été franco-français sous haute vigilance
- Des « vacances apprenantes » pour limiter la casse scolaire
- Sécurité routière : après le confinement, prudence au volant pour un bel été
 

 CULTURE 

- Un été tout en détente et en culture
 
  TÊTE D’AFFICHE 

- Maïmouna Doucouré : « Il est hors de question de faire partie d’un genre cinématographique qu’on appellerait "la diversité" »


 DE VOUS A NOUS 
 
- Mariage et désillusion


Téléchargez ici le fichier pdf.
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La Redaction le Mercredi 22 Juillet 2020


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.