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Salamnews

Salamnews n° 70 - Avril-Mai-Juin 2019




Salamnews N°70
Salamnews N°70

 FOCUS :  SPÉCIAL EXTRÊMES DROITES  
- L’extrême droite en Europe : des visages multiples pour des risques communs
- « Il ne fait pas bon d’être musulman en Europe »
- Quand la « fachosphère » fait prospérer les fake news sur le Web
- Relever les défi s de l’antiracisme en Europe

 ACTUALITÉ 
- Rapts d’enfants : quand une fausse rumeur nourrit le racisme
- D’Abu Dhabi à Rabat, le pape François en artisan du dialogue islamo-chrétien
- Après Christchurch, l’unité pour combattre la haine

 SPORTS 
- Mondial féminin de football : la France au défi !
- Une CAN pleine de nouveautés
 

 
 TÊTE D’AFFICHE

- Marwa Loud : « Je suis reconnaissante de ce que Dieu m’offre »


 

 CULTURE 
- PCMMO 2019 : cap sur la Tunisie !
- ICI C’est Beyrouth : immersion au Liban

 DE VOUS A NOUS 
- Solitude et enfermement


La Redaction le Lundi 29 Avril 2019


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.