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Salamnews

Salamnews n° 65 - Novembre-Décembre 2017




Salamnews N°65
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 FOCUS :  Spécial Relations judéo-musulmanes 

- Tour du monde des initiatives judéo-musulmanes
-  Juifs et musulmans, 1 400 ans d’Histoire partagée
- Redonner à chacun sa place dans le roman national
- « Salam, shalom » : apprendre l’arabe et l’hébreu
- Aumôniers juifs et musulmans, frères de coeur
- Devenir juif, devenir musulman : parcours de conversion
- L’amour plus fort que la religion ?
- Le football, trait d’union entre judaïsme et islam

 ACTUALITÉ 
- Les couples islamo-chrétiens,reflets d’une société métissée
- Une Grande Mosquée turque à Strasbourg
- Réfugiés : le HCR dénonce la xénophobie

 TÊTE D’AFFICHE 
Nawell Madani : « L’humour m’a toujours sauvée »

il faut s’acharner pour réussir »

 

 CULTURE 
 

- Avec « Lettres ouvertes »,la calligraphie s’éclate
- Biennale des photographes du monde arabe : pour sortir des clichés
- Chrétiens d’Orient : 2 000 ans de patrimoine exposés
- Livres

 DE VOUS A NOUS 
 
Dire oui à tout ?


La Redaction le Mardi 14 Novembre 2017


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.