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Salamnews

Salamnews n° 61 - Février-Mars 2017




Salamnews N°61
Salamnews N°61

 FOCUS :  Spécial DON D'ORGANES 
  • Pourquoi chacun est appelé à se positionner
  • Que disent les trois monothéismes ?
  • Sadek Beloucif : « Ce qu’il faut, c’est du dialogue, pas du dogmatisme »
  • Azzedine Gaci : « Le don d’organes est encouragé en islam »
 
 
 
 ACTUALITÉ 
  • Donald Trump : la riposte des musulmans
  • Le pape François appelle à prier pour les Rohingyas
  • La confrérie boutchichiya en deuil
  • Des actes islamophobes en baisse
  • Quel bilan des persécutions envers les chrétiens en 2016 ?
  • Hajj 2017 : augmentation des quotas de visas
  • L’éminent traducteur du Coran Maurice Gloton est mort

INTERRELIGIEUX
  • Al-Râzî, pionnier de la médecine hospitalière et clinique

 TÊTE D’AFFICHE 
  • Ahmed Sylla : « J’ai envie de donner du bonheur »

 

 CULTURE 

  • Sur les routes de l’Afrique
  • Kery James enfile le costume d’avocat des banlieues
  • Pleins tubes à l’Institut des cultures d’islam
  • Les Traversées du Tarmac
 
 DE VOUS A NOUS 
  • Se séparer ?


La Redaction le Lundi 20 Février 2017


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.