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Salamnews

Salamnews n°48




Salamnews N°48 -  SPÉCIAL RAMADAN
Salamnews N°48 - SPÉCIAL RAMADAN

ACTU

Berlin : un lieu de culte pour juifs,chrétiens et musulmans

- Mecque : un centre dédié au Prophète de l’islam

- Du Mondial 2014 au Mondial 2022

Interfaith Tour : les globe-trotteurs de l’interreligieux

1914-1918 : morts pour la France, "première puissance musulmane"


DOSSIER SPÉCIAL RAMADAN 
Au-delà des discordes, un mois de spiritualité

Quand le Ramadan se mêle au football

L’islam au pays de la samba

Omra et Ramadan : en-Mers et contre

Jeûner pour la justice climatique

Ramadan : l’heure du bilan

 

CULTURE
Des expos à gogo : Hajj
- L’Orient Express

- Soieries d’Al Andalus 
- Syrie la foi dans l’art 
- Unedited History Iran 1960-2014

- Louvre Abu Dhabi naissance d’un musée

TÊTE D’AFFICHE
Edgar Morin et Tariq Ramadan :

"Pour ressusciter l’éthique, ressuscitons la solidarité"


DE VOUS A NOUS

La dure vie des couples




La Redaction le Mercredi 9 Juillet 2014


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Mardi 28 Juin 2022 - 14:16 Salamnews n°80 - JUIN-JUILLET-AOUT 2022

Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.