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Salamnews

Salamnews hors-série-Décembre 2013




Spécial 30 ans de la Marche pour l'égalité et contre le racisme

DOSSIER SPÉCIAL 
1983-2013 : la longue marche contre le racisme
Toumi Djaïdja : « L’égalité est un chantier permanent »
- Les marcheurs de 1983 se souviennent et militent toujours
Père Christian Delorme : « La fraternité est le seul avenir de la société française »
Abdellali Hajjat : « La Marche est le Mai 68 des enfants d’immigrés »
 
CINÉMA
Brahim Asloum : « Incarner Victor Young Perez revêt une belle symbolique »
L’Escale – Plot for Peace 
  Maghreb des films
  Moyen-Orient : que peut le cinéma
 

 

CULTURE
Lumières de la sagesse 
  Albums : BD et immigration
 ICI, là et au-delà

LIVRES
La France arabo-orientale
- Jeunesses arabes
- L’Islam au secours de la République
- Sexion d’Assaut, le succès d’une amitié
 
Tête d’affiche
Nabil Ben Yadir et Tewfik Jallab : « La Marche est le vrai héros »



La Redaction le Mardi 3 Décembre 2013


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.