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Pour une France interculturelle




Pour une France interculturelle
Nous avons les principaux visages des prétendants à l’Élysée. Ce sera donc Hollande contre Sarkozy, avec pour embuscade le Front national. Évidemment, au niveau symbolique, nous sommes loin de l’élection américaine de 2008 ayant porté à la magistrature suprême un candidat afro-américain. En France, nous ne sommes pas prêts de voir élire un candidat issu de l’outre-mer et encore moins des anciennes colonies. Un candidat issu des quartiers populaires porté par un des grands partis politiques de notre Ve République serait déjà très appréciable.

Mais cette situation relève encore de l’utopie, tant l’on sait que notre système fondé sur la méritocratie est au point mort. Pire, avec la crise et les difficultés financières qui affectent la zone euro, les questions des inégalités sociales et économiques inhérentes aux banlieues ont disparu du débat politique. C’est une erreur. Pas seulement pour éviter l’embrasement des quartiers. Mais c’est passer à côté de nouvelles énergies, de nouveaux imaginaires, de nouvelles ambitions pour présider une France plus forte.
Les banlieues, si nous le souhaitons, peuvent être le terrain fertile, le laboratoire en grandeur réelle d’une expression de l’interculturalité fidèle aux idées républicaines et laïques. Cette interculturalité, à l’extrême opposé du communautarisme, enfanterait une nouvelle culture commune, où la finalité est non pas l’origine ethnique ni la religion vécue comme unique refuge de dignité, mais le « faire ensemble ». C’est bien le « faire ensemble » qui nous amène tout naturellement au « vivre ensemble ».

C’est de cette France interculturelle que Salamnews et notre confrère Témoignage chrétien vous invitent à venir débattre, samedi 19 novembre, lors des 1res Assises nationales de la diversité culturelle.

Mohammed Colin le Mercredi 9 Novembre 2011


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.