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Perturbations




« JE SUIS MAMAN DE DEUX ADOLESCENTS, UN GARÇON DE 13 ANS ET UNE FILLE DE 15. Je vous avoue que je craque.Ils sont très agressifs avec mon mari et moi, ils s’enferment chacun dans un silence plein de sous-entendus dès que je leur adresse la parole ou pose une question. Ils exigent, font du chantage, n’hésitent pas à menacer d’une fugue ou pire si je leur refuse quelque chose, bref, ils me font tourner en bourrique. Je me demande si c’est normal, je suis inquiète pour eux et leur avenir. »
 
Fatima Zohra, 36 ans

 

Chams en Nour. Je vous comprends, c’est une période difficile mais, rassurez-vous, elle n’est pas faite pour durer. L’adolescence d’un être humain marque  son incarnation, une étape essentielle de son évolution. Quelque chose s’achève du long processus de constitution du « moi », la fameuse nafs et cela ne se passe pas sans casse.
Pour s’individualiser, trouver ses propres repères, s’inventer soi-même en quelque sorte, l’adolescent a besoin de s’affronter à ses parents, jusque-là ses principaux points de repère dans la vie. Je trouve au contraire très rassurant que vos enfants se sentent suffisamment aimés pour pouvoir vous défier sans craindre la rupture. Tenez ferme, car ils vont finir par se trouver, s’apaiser et vous dire gentiment qu’ils vous aiment. Juste une question de patience…

 

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.