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Ouf!




Ouf!
C’est un « Ouf » de soulagement que nous avons été nombreux à émettre au soir du second tour de l’élection présidentielle. Le scénario du pire a donc été évité. Contrairement à nos voisins britanniques et américains, notre pays aura su résister aux sirènes du populisme et de l’isolationnisme. Mieux encore, nos voix auront poussé à la magistrature suprême un candidat qui n’aura jamais autant mouillé sa chemise pour défendre le projet européen.
Car même si la dynamique européenne semble éprouver de nombreuses difficultés, nous ne pouvons jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est vite oublier que l’Europe a ouvert une période de paix et de prospérité sans précédent, succédant à plusieurs dizaines de siècles de violence et de conflits interminables jusqu’aux deux guerres les plus meurtrières qu’ait connues l’humanité.
Les musulmans de France sont pour la plupart d’entre eux attachés au projet européen. Les raisons sont multiples. Nous n’en citerons que deux. L’attachement à l’humanisme européen qui, outre l’héritage gréco-latin et judéo-chrétien, puise également dans l’apport arabo-andalou. Ce sont là les racines profondément ancrées dans le sol européen. L’horizon ensuite. Cette formidable aventure humaine, institutionnelle et politique, à laquelle les citoyens européens de cultures musulmanes sont parties prenantes. L’Europe offre ce sentiment puissant et exaltant de pouvoir contribuer à l’Histoire commune. Tout reste à écrire. Et tout semble possible avec l’europhile Emmanuel Macron.

Mohammed Colin le Jeudi 1 Juin 2017


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Edito

Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.