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Salamnews

L’amour et le mariage




« MES PARENTS SONT MARIÉS DEPUIS 28 ANS ET ONT 4 ENFANTS.

Depuis plusieurs mois, le comportement de ma mère avec mon père a changé. Elle est distante, elle ne communique plus avec lui comme avant et ne se préoccupe pas de lui. Quand mon père essaye de lui parler, elle s’énerve. Mon père est un bon père de famille et un bon musulman. Elle dit qu’elle ne l’aime pas, que c’est son père qui l’a forcée à se marier et que depuis toutes ces années elle faisait semblant.
 
Mais je ne pense pas qu’une personne puisse faire semblant d’être heureuse pendant si longtemps. Avant, elle avait toujours le sourire et bien qu’ils se soient déjà disputés, comme tous les couples, leur relation a toujours été correcte. Cela me fait de la peine pour mon père, car il n’a rien fait pour mériter ça. Il parle de vendre la maison et de se séparer. Je n’ai pas envie qu’une chose pareille nous arrive. J’aimerais avoir vos conseils, s’il vous plaît. »

Najim, 19 ans

Chams en Nour

En effet, voilà une situation vraiment délicate, mais cela me paraît difficile que des enfants s’immiscent dans la vie intime de leurs parents. J’ai l’impression qu’après vous avoir élevés, vos frères et vous, votre mère souhaite vivre sa vie, retrouver sa liberté. Cela peut se comprendre si elle n’éprouve pas de sentiments pour votre père. Les sentiments ne se commandent pas comme on dit.

C’est à votre père de faire le point avec sa femme pour comprendre s’il s’agit d’un  mouvement passager ou d’un désir profond de changement. Il y a sûrement des secrets entre eux que même vous, leurs fils, ignorez. Dans les problèmes de couple, les responsabilités sont toujours partagées… Vous le découvrirez vous-même bientôt.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 16 Juillet 2012


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.