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L’amour et le mariage 2




« J’AIMERAIS AVOIR VOTRE OPINION. UN FRÈRE EST VENU ME DEMANDER EN MARIAGE et a eu l’accord de mes parents mais depuis ce jour il a du mal à trouver du travail, un appartement, etc. Dès que cela devient compliqué, il décide de se rétracter et quand il se rend compte qu’il risque de passer à côté de quelque chose qu’Allah lui a donné, du coup il revient sur ses paroles. Mais, entre-temps, on m’a présenté d’autres frères qui ne sont pas aussi calés en religion que lui. Il est sous pression et supporte mal la situation, et je ne sais pas quoi faire. »

Nasséra, 18 ans

Chams en Nour

Vous confieriez votre vie à un homme qui a du mal à se décider ? Vous en feriez le père de vos enfants ? Il ne suffit pas d’être savant en matière de religion pour faire un époux juste, à l’image du Prophète [PSL], et un père aimant. Franchement, s’il supporte mal la situation, il n’a qu’à prendre une décision.
Vous êtes jeune, prenez le temps de la réflexion, certes ; mais n’oubliez pas d’écouter ce que dit votre coeur. Vous ne dites rien de vos sentiments, et pourtant ils ont un rôle à jouer quand on engage sa vie et celle de ses futurs enfants, non ?

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 16 Juillet 2012


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.