Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Hollande, un an après




Hollande, un an après
Ils étaient nombreux, il y a un an, à espérer l’alternance ; à vouloir se débarrasser du sarkozysme. Les Français en avaient assez d’être sous tension. François Hollande devient le candidat du rassemblement et de l’apaisement. Parallèlement, le contexte économique en plein délitement annonçait la destruction massive d’emplois. C’est dans ces conditions que Hollande arrive au pouvoir. L’action politique se fera avant tout sur le terrain économique, en étant engagée sur les thèmes de l’emploi, de la réduction des déficits et de la relance économique en Europe. Au cours de la première année du président, tous les indicateurs économiques n’ont pourtant cessé de se dégrader, mettant en cause les prévisions optimistes du gouvernement.

Au mois de mars, on enregistrait le chiffre record de 3,22 millions de chômeurs. Et les prévisions ne voient pas d’amélioration. Les Français sont aujourd’hui déçus. Face à son impopularité, Hollande argue qu’un mandat ne se juge pas sur la première année et nous donne rendez-vous dans 4 ans. Il compte sur sa boîte à outils : emplois d’avenir, contrat de génération, accord de sécurisation de l’emploi contracté, mesures incitatives à l’entrepreneuriat… De ce point de vue, nous ne pouvons lui donner tort. Mais, déjà, beaucoup ont avalé des couleuvres.

Depuis plus de 30 ans, on promet aux résidents d’origine extra-européenne le droit de vote aux élections locales : une promesse reprise par Hollande qui est aujourd’hui en voie d’abandon. Autre mesure très attendue : pour éviter le « délit de faciès », une circulaire devait obliger les policiers, en cas de contrôle, à délivrer un récépissé. Abandonné aussi. Les promesses n’engagent-elles que ceux qui les entendent ?

Mohammed Colin le Lundi 13 Mai 2013


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 28 Juin 2022 - 16:06 L’arroseur arrosé !

Jeudi 24 Mars 2022 - 16:04 Une drôle de campagne

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.