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Hollande, un an après




Hollande, un an après
Ils étaient nombreux, il y a un an, à espérer l’alternance ; à vouloir se débarrasser du sarkozysme. Les Français en avaient assez d’être sous tension. François Hollande devient le candidat du rassemblement et de l’apaisement. Parallèlement, le contexte économique en plein délitement annonçait la destruction massive d’emplois. C’est dans ces conditions que Hollande arrive au pouvoir. L’action politique se fera avant tout sur le terrain économique, en étant engagée sur les thèmes de l’emploi, de la réduction des déficits et de la relance économique en Europe. Au cours de la première année du président, tous les indicateurs économiques n’ont pourtant cessé de se dégrader, mettant en cause les prévisions optimistes du gouvernement.

Au mois de mars, on enregistrait le chiffre record de 3,22 millions de chômeurs. Et les prévisions ne voient pas d’amélioration. Les Français sont aujourd’hui déçus. Face à son impopularité, Hollande argue qu’un mandat ne se juge pas sur la première année et nous donne rendez-vous dans 4 ans. Il compte sur sa boîte à outils : emplois d’avenir, contrat de génération, accord de sécurisation de l’emploi contracté, mesures incitatives à l’entrepreneuriat… De ce point de vue, nous ne pouvons lui donner tort. Mais, déjà, beaucoup ont avalé des couleuvres.

Depuis plus de 30 ans, on promet aux résidents d’origine extra-européenne le droit de vote aux élections locales : une promesse reprise par Hollande qui est aujourd’hui en voie d’abandon. Autre mesure très attendue : pour éviter le « délit de faciès », une circulaire devait obliger les policiers, en cas de contrôle, à délivrer un récépissé. Abandonné aussi. Les promesses n’engagent-elles que ceux qui les entendent ?

Mohammed Colin le Lundi 13 Mai 2013


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.