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Fake news et populisme




Fake news et populisme
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ignorons le nom de celui qui sortira vainqueur à la présidence de la République. Tant cette élection est caractérisée par l’imprévisibilité et la volatilité des suffrages. Comme jamais auparavant, l’arrivée de l’extrême droite à la fonction suprême est désormais possible. Comment en sommes nous arrivés là ?
Il aura fallu 30 années de cynisme politique pour faire naitre et nourrir la bête immonde. De simple épouvantail utilisé pour éliminer l’adversaire elle est devenue une véritable menace politique opérationnelle en se qualifiant au 2e tour de l’élection présidentielle de 2002. Le populisme n’a cessé de s’amplifier, aidé du numérique permettant tout un chacun de publier des propos maquillés en information sans aucune forme de régulation. C’est là que les fake news prospèrent. De nombreuses recherches montrent comment ces fausses informations qui sévissent sur les réseaux sociaux ont favorisé le Brexit et l’élection de Trump. Cette nouvelle donne favorise en France la propulsion de l’extrême droite à l’Élysée. Pour exacerber le sentiment xénophobe, les musulmans sont, hélas, l’une des cibles privilégiées de ces fake news. À l’inverse, certains blogs se présentant comme musulmans ne sont également pas exempts de tout reproche en termes de véracité d’information, surtout lorsque l’objectif recherché est le buzz. Sans parler des contenus qui ont pour objectif d’alimenter l’idée du complotisme, étape préliminaire à la radicalisation (religieuse). Ce sont toutes ces préoccupations qui ont conduit
Saphirnews.com à rejoindre CrossCheck, un espace collaboratif pour lutter contre les fausses nouvelles et promouvoir le travail journalistique de vérification des sources.

Mohammed Colin le Mardi 18 Avril 2017


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Edito

Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.