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Du bon sens républicain




Du bon sens républicain
Ce n’est un secret pour personne, à Salamnews nous défendons une laïcité ouverte et inclusive, telle qu’elle fut votée en 1905. C’est donc notre héritage et nous nous efforçons de le vivre en ce début de XXIe siècle. Alors, oui, nous nous réjouissons de toute action visant à promouvoir les valeurs de la laïcité. Rappelons que la laïcité avait pour objectif de « neutraliser» et de pacifier l’espace public ainsi que les espaces d’enseignement où s’exerçait une influence considérable de l’Église catholique alors toute-puissante. Les minorités religieuses de l’époque, protestantes, juives mais aussi catholiques progressistes, ont appuyé cette séparation des Églises et de l’État.
La charte de la laïcité aurait donc pu totalement nous réjouir. Mais, à vrai dire, nous avons quelque gêne. Depuis une vingtaine d’années, ce principe de vie altruiste a été investi par les idées de l’extrême droite tel un cheval de Troie. Ces idées morbides font croire à l’opinion publique que l’islam de France mettrait en danger les fondements de l’État républicain. Hier, la laïcité était un vecteur de rassemblement de la nation et de protection de la conscience des minorités mais, aujourd’hui, sous influence de l’extrême droite, cette laïcité orientée tente de nous faire virer à la discorde et à la mise au pilori des citoyens de cultures musulmanes.
C’est donc non pas une laïcité névrosée que nous voulons, mais une laïcité apaisée, qui puisse donner du sens à notre triptyque républicain : Liberté, Égalité, Fraternité !
Or force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’égalité, aussi bien dans l’acquisition des savoirs de base que dans l’accès à un emploi et au logement (quand même le capital économique est présent) n’est absolument pas assurée.

La Redaction le Lundi 16 Septembre 2013


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.