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Du bon sens républicain




Du bon sens républicain
Ce n’est un secret pour personne, à Salamnews nous défendons une laïcité ouverte et inclusive, telle qu’elle fut votée en 1905. C’est donc notre héritage et nous nous efforçons de le vivre en ce début de XXIe siècle. Alors, oui, nous nous réjouissons de toute action visant à promouvoir les valeurs de la laïcité. Rappelons que la laïcité avait pour objectif de « neutraliser» et de pacifier l’espace public ainsi que les espaces d’enseignement où s’exerçait une influence considérable de l’Église catholique alors toute-puissante. Les minorités religieuses de l’époque, protestantes, juives mais aussi catholiques progressistes, ont appuyé cette séparation des Églises et de l’État.
La charte de la laïcité aurait donc pu totalement nous réjouir. Mais, à vrai dire, nous avons quelque gêne. Depuis une vingtaine d’années, ce principe de vie altruiste a été investi par les idées de l’extrême droite tel un cheval de Troie. Ces idées morbides font croire à l’opinion publique que l’islam de France mettrait en danger les fondements de l’État républicain. Hier, la laïcité était un vecteur de rassemblement de la nation et de protection de la conscience des minorités mais, aujourd’hui, sous influence de l’extrême droite, cette laïcité orientée tente de nous faire virer à la discorde et à la mise au pilori des citoyens de cultures musulmanes.
C’est donc non pas une laïcité névrosée que nous voulons, mais une laïcité apaisée, qui puisse donner du sens à notre triptyque républicain : Liberté, Égalité, Fraternité !
Or force est de reconnaître qu’aujourd’hui l’égalité, aussi bien dans l’acquisition des savoirs de base que dans l’accès à un emploi et au logement (quand même le capital économique est présent) n’est absolument pas assurée.

La Redaction le Lundi 16 Septembre 2013


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Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.