Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Confidences de Chimène Badi « Je ne suis pas parfaite mais j’ai du cœur »



Elle a le charme de la Méditerranée et le caractère volontaire des belles dames. Chimène Badi nous revient plus forte et sereine que jamais avec son nouvel album « Au-delà des maux ».


Confidences de Chimène Badi « Je ne suis pas parfaite mais j’ai du cœur »

AU SAUT DU LIT, QUEL EST VOTRE PREMIER GESTE DE BEAUTÉ ?

Je bois un verre d’eau fraîche, puis je file sous la douche pour un gommage à grains [1] ou au gant de crin. Je suis adepte des huiles de douche [2] qui laissent la peau toute douce au sortir de la douche.

CÔTÉ VISAGE, COMMENT PRENEZ-VOUS SOIN DE VOTRE PEAU ?

Quand j’ai commencé ce métier, j’avais 18 ans et on me maquillait beaucoup. Comme j’avais la peau très fragile, elle a étouff é et j’ai eu des problèmes d’imperfections. Malgré les traitements et les produits, mon seul sauveur a été mon dermatologue qui me nettoie la peau en profondeur et me débarrasse des micro kystes douloureux, notamment avec de la neige carbonique. Je complète ce rituel en me faisant des gommages doux et j’utilise l’eau thermale d’Avène [3] pour apaiser et  puri fier.

VOUS PARLEZ SANS TABOU DE VOS COMPLEXES PHYSIQUES, NOTAMMENT DANS VOTRE DERNIER ALBUM, C’EST AUSSI CE QUI VOUS REND SI PROCHE DE VOTRE PUBLIC ?

En eff et, il y a cette chanson,« Ça ne regarde que moi », dans laquelle je parle de mes anciens troubles alimentaires. Je voulais dire aux critiques : « Ça ne regarde que moi et, à partir de maintenant, ce sera un sujet sur lequel on n’interviendra plus. Si vous avez besoin de comprendre, écoutez cette chanson ! » Que savent ils d’une jeune fi lle qui quitte sa campagne, ses amis, sa famille pour se retrouver sous les projecteurs ? Et qui prend 30 kilos en deux mois ? On fait un métier où l’on est tout le temps sous contrôle, cela peut vite ressembler à un cauchemar. Quand on s’acharne sur toi à 18 ans, cela reste en toi, même si tu te bats et que tu changes. J’espère que cette chanson réchau ffera le cœur de celles qui ne se sentent pas bien dans leur peau.

QUEL EST VOTRE RAPPORT À LA FÉMINITÉ À TRAVERS LE MAQUILLAGE ?

Je me maquille très peu, je préfère le naturel, même si je ne refuse pas un beau maquillage charbonneux pour les soirs d’enregistrement. J’ai même appris quelques astuces de maquillage à force de fréquenter des professionnels. Par exemple, je suis une adepte de la palette nude d’Urban Decay [4] et j’utilise des poudres libres pour fi xer mon maquillage. J’aime le rouge exclusivement sur les lèvres ou en vernis.

DANS VOTRE DERNIER CLIP, VOUS ÊTES BLONDE : VOUS AIMEZ JOUER LES CAMÉLÉONS CAPILLAIRES ?

Avec mon coi ffeur José, je peux me permettre ces folies car il traite mes cheveux avec des lissages à la kératine. Je fais d’ailleurs attention d’utiliser des produits spécif iques sans sulfate [5] : depuis, mes cheveux sont beaux et brillants et je peux les boucler ou les lisser. Il y a aussi le bain d’huile [6] avant shampoing, un secret de beauté de ma mère et de ma grand-mère algériennes que j’aime reproduire.

COMPLÉTEZ CETTE PHRASE : « LA BEAUTÉ, C’EST… »

De la générosité avant tout. Il faut être beau de l’intérieur pour que cela se voie à l’extérieur. La beauté, ce n’est pas une question de traits ni de féminité. Moi, je ne suis pas parfaite, certes, mais j’ai du cœur. Je me trouve belle, même s’il y a des jours avec et d’autres jours sans, mais je me sens bien dans ma peau, grâce à Dieu.

Karima Peyronie le Jeudi 1 Octobre 2015


Dans la même rubrique :
< >

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces disfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.