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Une fenêtre pour le CFCM




Une fenêtre pour le CFCM
Le 20 juin, soit dix ans après Nicolas Sarkozy, le président de la République Emmanuel Macron honora de sa présence l’iftar du Conseil français du culte musulman(CFCM). Pas une simple visite protocolaire en coup de feu, mais une véritable rencontre où le président prit le temps d’échanger avec les convives, tout en acceptant les nombreuses demandes de selfies.
C’est dans cette ambiance chaleureuse que le président, dans un discours empreint de réalisme mais aussi de fermeté, a appelé les citoyens de confession musulmane à prendre leur part de responsabilité dans la formation des imams sur le sol français, la lutte contre le fanatisme et le repli identitaire, sans oublier une meilleure représentativité dans le processus électoral du CFCM.
En vérité, ce quinquennat est une véritable opportunité pour le CFCM. On peut y voir deux raisons. La première tient au fait que le CFCM est en face d’un exécutif qui ne fait pas du sujet « islam/musulmans » l’épouvantail pour éclipser les fâcheux sujets socio-économiques. La seconde tient au constat que l’ombre menaçante du Front national sur l’échiquier politique s’est quelque peu dissipée. La lepénisation des esprits s’est enrayée dans le face-à-face Macron/Le Pen lors du débat pour la présidentielle.
Le défi est cependant de taille pour Ahmet Ogras, le nouveau président du CFCM qui succède à Anouar Kbibech, l’homme qui a su donner de l’épaisseur à l’institution face aux terribles attentats qui ont touché notre pays. Car les obstacles propres au CFCM sont toujours là : absence de moyens financiers de l’organisme et présence de calculs politiques des fédérations à seulement deux ans des élections qui mettront, de fait, un terme à la présidence tournante.

Mohammed Colin le Jeudi 24 Août 2017


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.