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« The Great Replacement »




ça claque comme le titre d’un film à grand budget. Les éléments dramaturgiques ne sont pas en reste non plus : invasion, résistance, complot… C’est tout sauf de la fi ction. En l’occurrence, c’est le titre du manifeste par lequel le terroriste d’extrême droite justifi e la tuerie de masse islamophobe en Nouvelle-Zélande. Mais c’est avant tout la traduction du « grand remplacement », théorie d’extrême droite popularisé par l’essayiste français Renaud Camus. Une théorie racialiste qui valide l’existence de races humaines.
En outre, l’essayiste encourage vivement la préservation de ces races et s’oppose fermement à toute forme de métissage !
Pour autant, il n’introduit pas de hiérarchie et d’inégalité entre les « races ». On ne peut donc scientifiquement qualifier de racisme la théorie. Le « chacun chez soi » et le rejet de tout type de diaspora sont, en revanche, ardemment défendus. La pensée du grand remplacement est traversée par deux grandes obsessions : le taux de natalité des populations extra-europeéennes et le reniement de la culture d’origine des populations dites autochtones. C’est donc une théorie à rebours des évolutions sociales et technologiques de notre époque qui encouragent la rencontre et le mélange des peuples. Il est troublant de voir que les terroristes de l’extrême droite ont beaucoup en commun avec les terroristes islamistes.
Outre l’usage de la violence et des procédés de tueries de masse, chacun promeut à sa manière une société de clôture. Plus inquiétant encore, les opérations terroristes des uns renforcent les positions des autres. Et nous sommes qu’au début du problème... 

Mohammed Colin le Lundi 29 Avril 2019


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Edito

Pédagogie

Mohammed Colin - 16/09/2019
SMS, notifications diverses et variées de Snapchat, Instagram, WhatsApp, capsules vidéo sur Facebook... Plus que jamais, nous sommes quotidiennement submergés de vérités toutes faites. Des messages souvent courts mais chargés en émotion, qui ont pour but de capter notre attention. Ces sollicitations, qui se renouvellent à une vitesse affolante, peuvent avoir des conséquences redoutables sur la consommation de l’information. Les esprits les moins structurés sont davantage perméables aux infox et aux manipulations en tous genres. Dans ce contexte, se méfier des fausses évidences en matière religieuse est une attitude indispensable pour se prémunir contre l’embrigadement de la pensée. C’est l’objectif assigné au nouveau programme « La Casa del Hikma », produit par et diffusé sur Saphirnews.com. Il faut restituer la complexité aux discours afférents au religieux. Mais surtout, il faut accompagner l’effort théologique par une pédagogie qui puisse toucher les masses, créer l’interface entre les intellectuels de l’islam et les jeunes musulmans en quête de sens. Car il est nécessaire que ces deux mondes aujourd’hui totalement parallèles puissent se rencontrer et se nourrir l’un de l’autre. Ainsi, nous pourrons battre en brèche les préjugés qui obscurcissent la compréhension des textes. L’islamologue Michaël Privot souligne, à juste titre, les sacrifices réalisés par de nombreux musulmans au nom d’une certaine compréhension de l’islam aux coûts humains, psychologiques et sociales faramineux. Quel gâchis !