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Se faire entendre




Se faire entendre

Au mois d’octobre dernier, nous évoquions ici la dangerosité des impostures dont étaient victimes l’islam et les musulmans. Mais nous étions loin d’imaginer la tragédie des attentats terroristes de janvier. Relevons que les profils des individus ayant commis cette infamie correspondent à ce que nous décrivions, à savoir des personnes au parcours de vie accidenté et nouvellement converties à une vision radicale d’un islam sublimé.

Pour comprendre, on peut s’appuyer sur une cellule du corps qui se met à dégénérer et à devenir cancéreuse. Si l’on parvient à contrer cette cellule cancéreuse l’idéologie de cet islam fasciste , elle ne prolifère pas. Elle reste isolée à quelques centaines d’individus. Elle n’en demeure pas moins redoutable. Car dans notre cas de figure, une seule cellule malade porte atteinte à l’ensemble du corps composé de milliards de cellules saines. Les trois terroristes ont sali le milliard et demi de musulmans. Que faire ? Malgré la détermination de l’État à lutter contre le radicalisme, le pire peut, hélas, encore se produire. Et les musulmans de France en subiront encore les conséquences. Pour eux, il n’y a pas d’autre choix que de continuer la bataille de la communication et de l’action sur deux fronts.

Le premier front se situe sur le terrain de l’intracommunautaire. Les cadres religieux et laïcs doivent investir les nouveaux supports de communication (réseaux sociaux, serious game…) et les espaces plus classiques (éducation populaire, aumôneries…) pour y diffuser les valeurs musulmanes et républicaines.

Le second front se situe auprès de nos compatriotes non musulmans. Nous devons y faire entendre nos positions humanistes auprès de la communauté nationale, tout au long de l’année et pas seulement en tant de crise.


Mohammed Colin le Jeudi 19 Février 2015


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.