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Salamnews

Salamnews n° 74 - JUILLET-AOUT-SEPTEMBRE 2020




Salamnews N°74
Salamnews N°74

 ACTUALITÉ 

- Le masque obligatoire à l’entrée des lieux publics clos
- Une rentrée sous le signe de la lutte contre « le séparatisme »
- Emotion à Nantes après l’incendie de la cathédrale Saint-Paul
- La reconversion de Sainte-Sophie en mosquée actée
- Des mobilisations contre les violences policières
- Aïd al-Adha 2020 : les musulmans appelés à « l’extrême vigilance »
 

FOCUS :  SPÉCIAL ÉTÉ SOUS HAUTE VIGILANCE

- Covid-19, un été franco-français sous haute vigilance
- Des « vacances apprenantes » pour limiter la casse scolaire
- Sécurité routière : après le confinement, prudence au volant pour un bel été
 

 CULTURE 

- Un été tout en détente et en culture
 
  TÊTE D’AFFICHE 

- Maïmouna Doucouré : « Il est hors de question de faire partie d’un genre cinématographique qu’on appellerait "la diversité" »


 DE VOUS A NOUS 
 
- Mariage et désillusion


Téléchargez ici le fichier pdf.
salamnewsn74.pdf SalamnewsN74.pdf  (1.38 Mo)


La Redaction le Mercredi 22 Juillet 2020


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.