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Salamnews n° 71 - Juillet-Aout-Septembre 2019




Salamnews N°71
Salamnews N°71

 FOCUS :  SPÉCIAL TOURISME MULIM-FRIENDLY  
- L’avenir prometteur du tourisme muslim-friendly
- La nécessaire mutation du tourisme vers un modèle durable et éco-responsable
- Les femmes partent à l’assaut du voyage
- L’Arabie Saoudite mise son avenir sur le tourisme non religieux

 ACTUALITÉ 
- Don du sang : face à la pénurie, l’EFS appelle à une mobilisation générale
- La Casa del Hikma, la série originale pour déconstruire des idées reçues
- Le CFCM joue son avenir et sa légitimité aux élections

 DÉBATS 
- Tareq Oubrou face aux islamo-identitaires : les enjeux de la polémique
 

 
 TÊTE D’AFFICHE

- Kamel Ouali : « Je suis un électron libre,qui va là où on ne l’attend pas ! »


 

 LIVRES 
- Appel à la réconciliation
- Femmes et pouvoir en islam

 DE VOUS A NOUS 
- Mariage et désarroi


La Redaction le Lundi 15 Juillet 2019


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.