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Salamnews

Salamnews n° 69 - Novembre-Décembre 2018




Salamnews N°69
Salamnews N°69

 FOCUS :  DROITS DE L'HOMME  

- Droits humains :la protection des minorités en faillite
- La liberté de religion en droit international : une protection limitée et variable
- Les religions face aux droits de l’homme, une adhésion sans réserves ?
- L’islam et la liberté de conscience

 ACTUALITÉ 
- Deux femmes musulmanes élues au Congrès américain
- Jeûner pour le climat
- Juifs et musulmans contre l’antisémitisme
- Une nouvelle organisation de l’islam de France ?

 
 TÊTE D’AFFICHE 

- Hafsia Herzi : « En devenant réalisatrice, je me sens pleinement vivante »


 

 CULTURE 
- L’art contemporain indonésien fait la java
- Bariza Khiari : « Sauvegarder le patrimoine, c’est faire oeuvre d’humanisme culturel »
- Les cités millénaires du monde arabe

 LIVRES 
- Notre sélection : le Prophète, la fraternité, le football


 DE VOUS A NOUS 
- Le couple, une coresponsabilité


La Rédaction le Lundi 12 Novembre 2018


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Mercredi 21 Avril 2021 - 12:56 Salamnews n° 76 - AVRIL-MAI-JUIN 2021

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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.