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Salamnews n° 66 - Février-Mars 2018




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 FOCUS :  Spécial femmes engagées 

- Sororité, spiritualité et citoyenneté
- Londres, Ramallah, Helsinki, Berlin, Montréal, Chicago : les héroïnes du quotidien
- Féminisme : théologie, témoignages et littérature


 ACTUALITÉ 
- La bioéthique en débats
- Macron veut restructurer l’islam de France
- Imams Online : les réseaux sociaux au service du leadership musulman

 TÊTE D’AFFICHE 
Maher Zain : « Agir et éveiller les consciences »

il faut s’acharner pour réussir »

 

 CULTURE 
 

- Cinéma : Wajib
- Théâtre : Tous des oiseaux

 DE VOUS A NOUS 
Souffrir, jusqu’à quand ?


La Redaction le Lundi 26 Février 2018


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Mercredi 21 Avril 2021 - 12:56 Salamnews n° 76 - AVRIL-MAI-JUIN 2021

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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.