Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Salamnews n° 60 - Nov-Déc 2016




Salamnews N°60
Salamnews N°60

 FOCUS :  Spécial PATRIMOINE EN PÉRIL
  • Citoyens et organisations internationales au chevet du patrimoine
  • Après-guerre, le patrimoine est appelé à un rôle de réconciliation
  • Des vers de Rûmî aux manuscrits de Tombouctou
  • L’éducation au patrimoine, un enjeu de lutte contre la violence
 
INTERRELIGIEUX
  • Pour 2017, les évêques s’engagent 
  • COP22 : les leaders religieux s’activent 
  • Rencontres islamo-chrétiennes 
  • Le CFCM reçu au Vatican
  • House of One : trois religions, un lieu unique
 
 ACTUALITÉ 
  • Vers un statut des imams de France ? 
  • L’IFCM fait rayonner la mosquée de Lyon 
  • #JeTeVoix pour mobiliser les minorités
  • Hommage à Malek Chebel
 
 TÊTE D’AFFICHE 
  • Rachid Djaïdani : « J’ai de grands rêves de cinéma, à la marge ou à la loyale »

 

 CULTURE 

  • Réinventons une identité plurielle 
  • Swagger : filmer la banlieue avec classe 
  • Color Line : la lutte des Africains-Américains
  • Djihad, la pièce à succès 
  • F(l)ammes : la parole aux concernées
 
 DE VOUS A NOUS 
  • S’accepter et accepter l’autre


La Redaction le Lundi 21 Novembre 2016


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

Une | Press book | Archives | A propos | Les rubriques





Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.