Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Salamnews n° 59 - Sept-Oct 2016




Salamnews N°59
Salamnews N°59

 FOCUS :  Formations

10  La langue arabe, sujet de discorde ?
12  Le challenge des instituts privés  de sciences islamiques
13  Maroc et Turquie, nouveaux spots  de la formation théologique ?
14  Maitriser la langue française :  des imams au défi
15  Vers un triptyque de la formation  des cadres religieux


 HAJJ

8  Des bracelets électroniques obligatoires pour les pèlerins
9  Les travaux de La Mecque à l’arrêt  Un guide pratique de l’Aïd el-Kébir


 ACTUALITÉ 

4  Après Saint-Étienne-du-Rouvray, rassembler pour avancer
5  Nathalie Goulet : « Avec l’islam,  la France est dans une double sincérité, pour ne pas dire  une schizophrénie »
6  La fondation pour l’islam de France  sur les rails

 

 TÊTE D’AFFICHE 

Yassine Belattar : « Mon humour s’allie très bien à la gravité du moment »

 

 CULTURE 

« Sacrées graines » : le couscous fait roi


 DE VOUS A NOUS 

 Conflits de loyauté



La Redaction le Mardi 13 Septembre 2016


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

Une | Press book | Archives | A propos | Les rubriques





Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.