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Salamnews

Salamnews n° 58 - Juin-Juillet 2016




Salamnews N°58
Salamnews N°58

 FOCUS :  Spécial Ramadan

8 - Vivre un Ramadan solidaire

10 - Unité autour de la Nuit du doute

11 - Le jeûne change-t-il notre état psychologique ?

12 - Ramadan studieux

13  - Voyager pendant le Ramadan

14 - Le jeûne : l’une des plus belles écoles de la vie


 HORIZONS 

L’estime de la foi des autres : une nécessité


 ACTUALITÉ 

- La légion d’honneur pour Latifa Ibn Ziaten

Sadiq Khan, élu maire de Londres

Une fondation pour la mémoire de l’esclavage

L’impact de l’islamophobie sur les femmes

 

 TÊTE D’AFFICHE 

Kheira Hamraoui : « Ma rage, ma ténacité m’ont permis d’y arriver »

 

 CULTURE 

Bariza Khiari : « Seules la culture et l’éducation permettent l’émancipation au service de la citoyenneté »


 DE VOUS A NOUS 

Addictions 



La Rédaction le Mardi 7 Juin 2016


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Jeudi 24 Mars 2022 - 15:53 Salamnews n°79 - MARS-AVRIL-MAI 2022

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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.