Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Réduisez vos impôts !



La fin de l’année approche, vous pensez devoir payer des impôts sur vos revenus. Pourquoi ne pas réduire une partie de vos impôts en effectuant un don à une association de votre choix ? Dépêchez-vous, car, pour être pris en compte sur votre impôt, vos dons doivent être envoyés avant le 31 décembre 2010.


Réduisez vos impôts !

Je vais recevoir une prime cette année, quel montant je peux donner à une association ?

© D.R.
© D.R.
Djamel Louergli. Il n’y a pas de limite autorisée, vous êtes libre de donner le montant que vous souhaitez. Un particulier peut bénéficier d’une réduction d’impôts pour tous les dons faits en cours d’année, dans la limite de 20 % de ses revenus. Au-delà, l’excédent est reportable sur les cinq années suivantes. La réduction est équivalente à 66 % du don. 
Exemple : si vous êtes assujetti à 500 € d’impôts, soit vous pouvez faire le choix d’affecter cette somme à une cause humanitaire ou au financement d’une association culturelle ou cultuelle, et ne serez alors imposé que du tiers de cette somme, soit vous pouvez faire le choix de donner par exemple 750 € et vous ne paierez pas d’impôts.

Je suis dirigeant d’une association, quelles sont les obligations pour que nous puissions émettre des reçus fiscaux ?
 
Djamel Louergli. Tout d’abord, je vous conseillerai de vérifier que votre association est habilitée à émettre des reçus fiscaux [lire l’encadré]. Si vous avez un doute ou si vous souhaitez vérifier que votre activité est concernée, vous pouvez questionner les services des impôts. Ensuite, les reçus fiscaux doivent respecter des règles de forme et de fond prévues par la loi. Un modèle de reçu fiscal est proposé sur le site des impôts [www.impots.gouv.fr]. Attention, soyez très vigilant dans l’émission de vos reçus fiscaux : en cas d’irrégularité, l’association est passible d’une amende égale à 25 % des sommes indûment mentionnées sur les reçus. Les dirigeants de l’association sont solidairement responsables si leur mauvaise foi est établie.
 

Principales associations pouvant émettre des reçus fiscaux
• Associations d’intérêt général à caractère philanthropique, éducatif, scientifique, social, familial, humanitaire, sportif ou culturel
• Associations reconnues d’utilité publique
• Associations cultuelles régies par la loi de 1905.


Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr

Djamel Louergli : www.cabinet-louergli.fr – 01 39 02 25 54



Djamel Louergli le Mercredi 1 Décembre 2010


Dans la même rubrique :
< >

Lundi 4 Avril 2011 - 14:35 Savoir lire son bilan

Mardi 1 Mars 2011 - 14:35 Le recouvrement des créances

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.