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Recette




Recette
Nous vivons dans un monde globalisé. Pour s’en convaincre, il suffit de voir en France comment les populations – et pas seulement les élites – suivent avec un intérêt croissant les élections de nos voisins européens. Même les tweets de Trump sont suivis et commentés. Pourtant, c’est l’isolationnisme qui emporte les suffrages aux élections alors que les peuples n’ont jamais été aussi interdépendants.
Car il s’agit bien là de dynamiques de fond : interconnexion de personnes de cultures différentes grâce aux technologies de l’information et de la communication ; migrations de masse comme phénomène durable ; stratégies d’entreprises emportées par la révolution numérique qui poussent les startups à penser « monde ». Mais il y a un puissant déni de réalité de la part des électeurs travaillés par les populismes.
En France, les leaders politiques dénués de vision positive face aux changements de notre monde usent de vieilles recettes, en brandissant un « danger communautaire islamique » pour divertir et égarer les électeurs. Fillon devra à nouveau se servir de cette recette pour se hisser dans les sondages.
La mise en scène d’une prétendue menace de l’intérieur évite de s’attarder sur les enjeux extérieurs. La supercherie devient grotesque lorsque l’on voit dans le même temps des candidats qui, eux, semblent porter une vision optimiste et tournée vers la jeunesse. C’est très significatif chez Hamon et Macron, dont les propositions sont certes éloignées mais ont en commun d’essayer de tirer avantage des changements qui caractérisent notre époque. Comme par enchantement, les musulmans ne sont plus au centre des discours politiques de ces deux candidats à la présidentielle. Les musulmans de France leur en savent gré.

Mohammed Colin le Lundi 20 Février 2017


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Edito

L’épreuve

Mohammed Colin - 24/04/2020
Lors des vœux de l’année 2020, aucun chef d’État n’aurait imaginé devoir faire face à une crise sanitaire hors norme et à une paralysie de l’économie mondiale du fait d’un simple micro-organisme. Pourtant, tel est le scénario, digne d’un film catastrophe, qui se produit sous nos yeux en raison du Covid-19. Pourtant, des alertes ont été lancées ces dernières années. En 2015, Bill Gates disait, au cours d’une conférence TED, que l’origine d’une possible catastrophe mondiale ne serait pas nucléaire mais biologique, provoquée par un virus hautement contagieux. Plus tôt encore, la CIA avait pointé, dans un rapport prospectif publié en 2009, le danger d’une pandémie mondiale décrite en ces termes : « L’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement adéquat. » A l’heure du Covid-19, ces mises en garde apparaissent comme des prophéties, qui sont d’ailleurs très bien exploitées par les complotistes de tous bords. Mais dans un contexte où les principales menaces étaient incarnées par le terrorisme islamiste et la prolifération des armes nucléaires, la mise en garde ne fut absolument pas considérée. Impréparés, les Etats et les populations s’adaptent comme ils peuvent à cette nouvelle réalité. Même les religions, caractérisées par des rituels immuables, ont dû tenir compte du nouveau coronavirus. Nul n’oubliera de sitôt les images impressionnantes de la Mosquée sacrée de La Mecque totalement...