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Rebelote




Rebelote
Un navet d’à peine 14 min posté sur YouTube aura une nouvelle fois, comme en 2005 avec « les caricatures de Mahomet », projeté les musulmans sur le devant de la scène médiatique mondiale. Évidemment, tout ce bruit et toute cette fureur ne sont pas dénués de fondements. Les caricatures, par le dessin ou par la vidéo, de la figure sacrée du Prophète de l’islam n’ont d’autre objectif que d’offenser les croyants musulmans et de provoquer des manifestations à répétition dans les pays arabo-musulmans.

 De provocation en provocation, les musulmans de par le monde ne seraient donc condamnés à réagir et à se faire entendre que par l’émotion et le chaos, quitte à entraîner la mort. Et, de toute évidence, en totale contradiction avec l’attitude même du Prophète de l’islam, que les biographes qualifient endurante et patiente envers les offenses de ses contemporains. Face à cette poussée de fièvre, certains esprits chagrins font déjà le procès du Printemps arabe,  regrettant le temps des dictatures. Qui a dit que le chemin qui sépare les régimes autoritaires des démocraties serait pavé de roses ?
 
Outre les masses populaires excédées par les difficultés socio-économiques des pays arabo-musulmans en transition et Charlie Hebdo préoccupé par des besoins de trésorerie, notons que cette vaste supercherie n’a trompé personne. Hillary Clinton a très vite dénoncé le caractère écoeurant de cette vidéo anti-islam. 

En France, les quelques pieds nickelés à manifester devant l’ambassade des États-Unis n’auront intéressé que les médias à court de sujet sensationnaliste. Retenons simplement l’attitude responsable et le discernement dont ont fait preuve les musulmans de France dans leur écrasante majorité. Voilà une attitude digne et républicaine.

Mohammed Colin le Samedi 15 Septembre 2012


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Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.