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Rebelote




Rebelote
Un navet d’à peine 14 min posté sur YouTube aura une nouvelle fois, comme en 2005 avec « les caricatures de Mahomet », projeté les musulmans sur le devant de la scène médiatique mondiale. Évidemment, tout ce bruit et toute cette fureur ne sont pas dénués de fondements. Les caricatures, par le dessin ou par la vidéo, de la figure sacrée du Prophète de l’islam n’ont d’autre objectif que d’offenser les croyants musulmans et de provoquer des manifestations à répétition dans les pays arabo-musulmans.

 De provocation en provocation, les musulmans de par le monde ne seraient donc condamnés à réagir et à se faire entendre que par l’émotion et le chaos, quitte à entraîner la mort. Et, de toute évidence, en totale contradiction avec l’attitude même du Prophète de l’islam, que les biographes qualifient endurante et patiente envers les offenses de ses contemporains. Face à cette poussée de fièvre, certains esprits chagrins font déjà le procès du Printemps arabe,  regrettant le temps des dictatures. Qui a dit que le chemin qui sépare les régimes autoritaires des démocraties serait pavé de roses ?
 
Outre les masses populaires excédées par les difficultés socio-économiques des pays arabo-musulmans en transition et Charlie Hebdo préoccupé par des besoins de trésorerie, notons que cette vaste supercherie n’a trompé personne. Hillary Clinton a très vite dénoncé le caractère écoeurant de cette vidéo anti-islam. 

En France, les quelques pieds nickelés à manifester devant l’ambassade des États-Unis n’auront intéressé que les médias à court de sujet sensationnaliste. Retenons simplement l’attitude responsable et le discernement dont ont fait preuve les musulmans de France dans leur écrasante majorité. Voilà une attitude digne et républicaine.

Mohammed Colin le Samedi 15 Septembre 2012


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.