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Pour une France interculturelle




Pour une France interculturelle
Nous avons les principaux visages des prétendants à l’Élysée. Ce sera donc Hollande contre Sarkozy, avec pour embuscade le Front national. Évidemment, au niveau symbolique, nous sommes loin de l’élection américaine de 2008 ayant porté à la magistrature suprême un candidat afro-américain. En France, nous ne sommes pas prêts de voir élire un candidat issu de l’outre-mer et encore moins des anciennes colonies. Un candidat issu des quartiers populaires porté par un des grands partis politiques de notre Ve République serait déjà très appréciable.

Mais cette situation relève encore de l’utopie, tant l’on sait que notre système fondé sur la méritocratie est au point mort. Pire, avec la crise et les difficultés financières qui affectent la zone euro, les questions des inégalités sociales et économiques inhérentes aux banlieues ont disparu du débat politique. C’est une erreur. Pas seulement pour éviter l’embrasement des quartiers. Mais c’est passer à côté de nouvelles énergies, de nouveaux imaginaires, de nouvelles ambitions pour présider une France plus forte.
Les banlieues, si nous le souhaitons, peuvent être le terrain fertile, le laboratoire en grandeur réelle d’une expression de l’interculturalité fidèle aux idées républicaines et laïques. Cette interculturalité, à l’extrême opposé du communautarisme, enfanterait une nouvelle culture commune, où la finalité est non pas l’origine ethnique ni la religion vécue comme unique refuge de dignité, mais le « faire ensemble ». C’est bien le « faire ensemble » qui nous amène tout naturellement au « vivre ensemble ».

C’est de cette France interculturelle que Salamnews et notre confrère Témoignage chrétien vous invitent à venir débattre, samedi 19 novembre, lors des 1res Assises nationales de la diversité culturelle.

Mohammed Colin le Mercredi 9 Novembre 2011


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.