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Pédagogie




SMS, notifications diverses et variées de Snapchat, Instagram, WhatsApp, capsules vidéo sur Facebook... Plus que jamais, nous sommes quotidiennement submergés de vérités toutes faites. Des messages souvent courts mais chargés en émotion, qui ont pour but de capter notre attention. Ces sollicitations, qui se renouvellent à une vitesse affolante, peuvent avoir des conséquences redoutables sur la consommation de l’information.
Les esprits les moins structurés sont davantage perméables aux infox et aux manipulations en tous genres. Dans ce contexte, se méfier des fausses évidences en matière religieuse est une attitude indispensable pour se prémunir contre l’embrigadement de la pensée.
C’est l’objectif assigné au nouveau programme « La Casa del Hikma », produit par et diffusé sur Saphirnews.com. Il faut restituer la complexité aux discours afférents au religieux. Mais surtout, il faut accompagner l’effort théologique par une pédagogie qui puisse toucher les masses, créer l’interface entre les intellectuels de l’islam et les jeunes musulmans en quête de sens. Car il est nécessaire que ces deux mondes aujourd’hui totalement parallèles puissent se rencontrer et se nourrir l’un de l’autre.
Ainsi, nous pourrons battre en brèche les préjugés qui obscurcissent la compréhension des textes. L’islamologue Michaël Privot souligne, à juste titre, les sacrifices réalisés par de nombreux musulmans au nom d’une certaine compréhension de l’islam aux coûts humains, psychologiques et sociales faramineux. Quel gâchis !

Mohammed Colin le Lundi 15 Juillet 2019


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.