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Ouf!




Ouf!
C’est un « Ouf » de soulagement que nous avons été nombreux à émettre au soir du second tour de l’élection présidentielle. Le scénario du pire a donc été évité. Contrairement à nos voisins britanniques et américains, notre pays aura su résister aux sirènes du populisme et de l’isolationnisme. Mieux encore, nos voix auront poussé à la magistrature suprême un candidat qui n’aura jamais autant mouillé sa chemise pour défendre le projet européen.
Car même si la dynamique européenne semble éprouver de nombreuses difficultés, nous ne pouvons jeter le bébé avec l’eau du bain. C’est vite oublier que l’Europe a ouvert une période de paix et de prospérité sans précédent, succédant à plusieurs dizaines de siècles de violence et de conflits interminables jusqu’aux deux guerres les plus meurtrières qu’ait connues l’humanité.
Les musulmans de France sont pour la plupart d’entre eux attachés au projet européen. Les raisons sont multiples. Nous n’en citerons que deux. L’attachement à l’humanisme européen qui, outre l’héritage gréco-latin et judéo-chrétien, puise également dans l’apport arabo-andalou. Ce sont là les racines profondément ancrées dans le sol européen. L’horizon ensuite. Cette formidable aventure humaine, institutionnelle et politique, à laquelle les citoyens européens de cultures musulmanes sont parties prenantes. L’Europe offre ce sentiment puissant et exaltant de pouvoir contribuer à l’Histoire commune. Tout reste à écrire. Et tout semble possible avec l’europhile Emmanuel Macron.

Mohammed Colin le Jeudi 1 Juin 2017


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.