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Salamnews

Nouer des relations 2




« JE SUIS UNE FEMME DE 30 ANS, JE TRAVAILLE, je finis mes études de doctorat mais je suis célibataire !

Cela me stresse d’autant plus qu’on me dit : “T’es encore seule ? C’est pas normal !” Je me sens “diminuée”, il manque quelque chose dans ma vie et j’ai l’impression que je resterai toujours seule ! Les rares amis que j’ai eus m’ont déçue...
Depuis quelques mois, je fréquente quelqu’un mais cela s’avère impossible entre nous (histoires de familles) : il ne souhaite pas s’engager ni rien officialiser, et se voir en cachette me blesse, alors je ne sais plus quoi faire ! J’ai l’impression qu’il ne faut pas que je le quitte pour ne pas être totalement seule. L’idée d’“avoir” quelqu’un me rassure, mais je suis consciente que je suis en train de perdre mon temps ! »

Nora, 30 ans

Chams en Nour

Croyez-moi, toute personne qui s’engage dans une relation par peur de la solitude s’aventure vers le malheur et la frustration. Ce n’est pas la peur qui doit dicter votre conduite, d’autant plus que cet homme vous impose des conditions contraires à vos convictions. Ne vous trahissez pas, vous risqueriez de le regretter. Interrogez-vous plutôt sur votre tendance à vous replier sur vousmême et sur la façon dont vous engagez vos relations amicales. Ouvrez-vous sur le monde, rencontrez d’autres personnes : vous pourrez rencontrer quelqu’un qui soit plus en accord avec vous.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 4 Juin 2012


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.