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Salamnews

Nouer des relations 1




« MA COUSINE A UNE AMIE MUSULMANE avec qui elle est allée à La Mecque. Elle m’a confié que, face à cette femme, elle ressent de l’attachement, sans trop comprendre de quoi il s’agit. Elle n’a pas de gestes déplacés et cette amie musulmane l’apprécie. Est-ce un djinn amoureux qui la hante ? Elle n’a aucun désir charnel, juste de l’attachement. Ma cousine a été touchée par le fait que cette amie s’occupe des gens défavorisés, cause qu’elle défend avec passion et qu’elle a soutenue pour financer son pèlerinage et ainsi purifier son âme. Qu’en pensez-vous ? »

Samir, 26 ans

Chams en Nour

Qui a pensé au djinn amoureux : est-ce vous ou votre cousine ? Qui s’inquiète pour cette relation, vous ou elle ? D’après vos informations, il me semble qu’il n’y a rien d’anormal dans le fait d’être reconnaissante et admirative envers une personne dont le comportement est à la hauteur de son engagement religieux, non ?
Ce qui m’intrigue, c’est votre inquiétude. Tout est question de discernement. Si votre cousine est fascinée, attention, car, comme le dit une sagesse : « L’ange éclaire et le diable fascine. »

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 4 Juin 2012


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.