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Le recouvrement des créances




Le recouvrement des créances
Comment connaître la solvabilité d’un nouveau client ?

© D.R.
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Djamel Louergli. Il est non seulement possible mais recommandé de s’informer de la santé financière d’une entreprise que l’on ne connaît pas, notamment dans le cas d’importants volumes d’affaires. Il suffit de consulter les bilans de cette entreprise auprès du registre du commerce et des sociétés (RCS) ou bien de vérifier qu’elle ne fait pas l’objet d’une inscription de privilèges de la part des administrations (Trésor public, URSSAF …).
On peut également lui demander directement ses bilans ou tous documents attestant qu’elle est à jour dans le paiement de ses impôts ou de ses cotisations sociales.

Que faire en cas d’impayé ?

Djamel Louergli.Tout d’abord, il convient de s’assurer que la situation d’impayé est clairement posée et n’est aucunement le fruit d’une négligence de l’entreprise (oubli d’envoi de facture) ou de celle de son client (facture non traitée). Si tel est bien le cas, et qu’une première relance « cordiale » par courrier simple n’a pas permis son recouvrement, le chef d’entreprise doit alors adresser à son client une mise en demeure, par courrier recommandé avec accusé de réception. À ce stade, si le client débiteur ne donne toujours pas signe de vie, son créancier a, ensuite, toute latitude pour agir en justice, en saisissant le tribunal de commerce, via un avocat ou un huissier (en référé). Le tribunal prononcera alors une injonction de payer qui, ignorée par son destinataire, peut aller jusqu’à la saisie de ses biens. En cas de chèques sans provision, une procédure d’exécution forcée peut être lancée.
Autre solution : confier le recouvrement de vos factures à un tiers. Interrogez votre expert-comptable qui peut proposer ce service ou un cabinet spécialisé. 


Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Mars 2011


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Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.