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Le recouvrement des créances




Le recouvrement des créances
Comment connaître la solvabilité d’un nouveau client ?

© D.R.
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Djamel Louergli. Il est non seulement possible mais recommandé de s’informer de la santé financière d’une entreprise que l’on ne connaît pas, notamment dans le cas d’importants volumes d’affaires. Il suffit de consulter les bilans de cette entreprise auprès du registre du commerce et des sociétés (RCS) ou bien de vérifier qu’elle ne fait pas l’objet d’une inscription de privilèges de la part des administrations (Trésor public, URSSAF …).
On peut également lui demander directement ses bilans ou tous documents attestant qu’elle est à jour dans le paiement de ses impôts ou de ses cotisations sociales.

Que faire en cas d’impayé ?

Djamel Louergli.Tout d’abord, il convient de s’assurer que la situation d’impayé est clairement posée et n’est aucunement le fruit d’une négligence de l’entreprise (oubli d’envoi de facture) ou de celle de son client (facture non traitée). Si tel est bien le cas, et qu’une première relance « cordiale » par courrier simple n’a pas permis son recouvrement, le chef d’entreprise doit alors adresser à son client une mise en demeure, par courrier recommandé avec accusé de réception. À ce stade, si le client débiteur ne donne toujours pas signe de vie, son créancier a, ensuite, toute latitude pour agir en justice, en saisissant le tribunal de commerce, via un avocat ou un huissier (en référé). Le tribunal prononcera alors une injonction de payer qui, ignorée par son destinataire, peut aller jusqu’à la saisie de ses biens. En cas de chèques sans provision, une procédure d’exécution forcée peut être lancée.
Autre solution : confier le recouvrement de vos factures à un tiers. Interrogez votre expert-comptable qui peut proposer ce service ou un cabinet spécialisé. 


Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Mars 2011


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.