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Le recouvrement des créances




Le recouvrement des créances
Comment connaître la solvabilité d’un nouveau client ?

© D.R.
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Djamel Louergli. Il est non seulement possible mais recommandé de s’informer de la santé financière d’une entreprise que l’on ne connaît pas, notamment dans le cas d’importants volumes d’affaires. Il suffit de consulter les bilans de cette entreprise auprès du registre du commerce et des sociétés (RCS) ou bien de vérifier qu’elle ne fait pas l’objet d’une inscription de privilèges de la part des administrations (Trésor public, URSSAF …).
On peut également lui demander directement ses bilans ou tous documents attestant qu’elle est à jour dans le paiement de ses impôts ou de ses cotisations sociales.

Que faire en cas d’impayé ?

Djamel Louergli.Tout d’abord, il convient de s’assurer que la situation d’impayé est clairement posée et n’est aucunement le fruit d’une négligence de l’entreprise (oubli d’envoi de facture) ou de celle de son client (facture non traitée). Si tel est bien le cas, et qu’une première relance « cordiale » par courrier simple n’a pas permis son recouvrement, le chef d’entreprise doit alors adresser à son client une mise en demeure, par courrier recommandé avec accusé de réception. À ce stade, si le client débiteur ne donne toujours pas signe de vie, son créancier a, ensuite, toute latitude pour agir en justice, en saisissant le tribunal de commerce, via un avocat ou un huissier (en référé). Le tribunal prononcera alors une injonction de payer qui, ignorée par son destinataire, peut aller jusqu’à la saisie de ses biens. En cas de chèques sans provision, une procédure d’exécution forcée peut être lancée.
Autre solution : confier le recouvrement de vos factures à un tiers. Interrogez votre expert-comptable qui peut proposer ce service ou un cabinet spécialisé. 


Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Mars 2011


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Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.