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Le maire de Londres




Le maire de Londres

Londres a un nouveau maire. Et il n’a échappé à personne qu’il est musulman tant les médias français et internationaux n’ont cessé de le marteler. Le premier maire musulman d’une grande capitale occidentale, pratiquant sa religion et ne buvant pas d’alcool, avons-nous pu lire ici et là…

La plupart des musulmans de France en ont tiré une certaine fierté, car cette surexposition du qualificatif « musulman » fut associée à un évènement positif, d’autant que ces occasions sont, hélas, bien rares ces derniers temps.

Certains, en revanche, sont restés circonspects quand d’autres ont ouvertement manifesté leur désapprobation en jetant en pâture l’identité

religieuse de ce nouveau maire. Pour eux, c’est suspect ! Une démarche hostile de médias et de politiques visant à faire abstraction du programme et des qualités personnelles de Sadiq Khan. Quoi que l’on fasse, sera-t-on toujours perçu comme musulman et non comme un citoyen à part entière ?

En somme, tout l’inverse de la démarche initiée par Sadiq Khan, maire de tous les Lon doniens, quelles que soient leurs convictions politiques, religieuses, philosophiques ou leurs orientations sexuelles. Sa pratique religieuse, par exemple, ne l’a pas empêché de s’engager en faveur du mariage gay. La liberté individuelle doit être défendue auprès de tous les groupes sociaux. Pas uniquement pour le compte des femmes voilées. Un tel homme, en France, serait vilipendé par une bonne partie des musulmans militant contre l’islamophobie tant ils sont arc-boutés sur des représentations sociales stéréotypées. Il est rageant de voir que ce nouveau maire de Londres révèle en négatif le retard et l’immaturité politique de bon nombre d’acteurs musulmans de France. Excellent mois de Ramadan.


Mohammed Colin le Mardi 7 Juin 2016


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Edito

L’épreuve

Mohammed Colin - 24/04/2020
Lors des vœux de l’année 2020, aucun chef d’État n’aurait imaginé devoir faire face à une crise sanitaire hors norme et à une paralysie de l’économie mondiale du fait d’un simple micro-organisme. Pourtant, tel est le scénario, digne d’un film catastrophe, qui se produit sous nos yeux en raison du Covid-19. Pourtant, des alertes ont été lancées ces dernières années. En 2015, Bill Gates disait, au cours d’une conférence TED, que l’origine d’une possible catastrophe mondiale ne serait pas nucléaire mais biologique, provoquée par un virus hautement contagieux. Plus tôt encore, la CIA avait pointé, dans un rapport prospectif publié en 2009, le danger d’une pandémie mondiale décrite en ces termes : « L’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement adéquat. » A l’heure du Covid-19, ces mises en garde apparaissent comme des prophéties, qui sont d’ailleurs très bien exploitées par les complotistes de tous bords. Mais dans un contexte où les principales menaces étaient incarnées par le terrorisme islamiste et la prolifération des armes nucléaires, la mise en garde ne fut absolument pas considérée. Impréparés, les Etats et les populations s’adaptent comme ils peuvent à cette nouvelle réalité. Même les religions, caractérisées par des rituels immuables, ont dû tenir compte du nouveau coronavirus. Nul n’oubliera de sitôt les images impressionnantes de la Mosquée sacrée de La Mecque totalement...