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La France, en 5 majeurs



Alors que la saison NBA bat son plein, ils sont plusieurs basketteurs français à réussir à s’imposer dans le Championnat de basket le plus exigeant et le plus spectaculaire de la planète. Revue d’effectif.



La France, en 5 majeurs

Boris Diaw

Comme sa mère Elizabeth Riffiod, il est capitaine de l’équipe de France de basket. Il faut dire que celui qu’on surnomme « 3D » à qui de tenir : son père, Issa Diaw, est avocat sénégalais et a été athlète de haut niveau de saut en hauteur ; sa mère a été internationale de basket et capitaine de l’équipe de France (247 sélections). Arrivé en 2003 aux États-Unis, Boris Diaw est un des bons joueurs du Championnat nord-américain. Régulier dans ses performances, il joue cette saison au Charlotte Bobcats. « Il est créatif, techniquement doué et il peut tout faire », dira de lui le légendaire Steve Nash, lors de son passage chez les Suns de Phoenix. 

La France, en 5 majeurs

Tony Parker

«TP » pour les intimes. Le meneur de jeu des San Antonio Spurs est une des icônes du basket international. À 29 ans, son palmarès est plus large que ses maillots de basketteurs. Avec trois titres NBA à son actif, il est déjà au panthéon de son sport. Fils d’un basketteur américain, il grandit à Rouen et a toujours marqué son attachement à l’équipe de France. Longtemps à la une des magazines people pendant et après sa romance avec Eva Longoria, il est aujourd’hui un homme d’affaires avisé, qui a investi dans le club français de Villeurbanne. Un juste retour des choses pour le plus grand basketteur français de tous les temps. « Comme un Zinedine Zidane, Tony possède un charisme discret ; et plus il se dévoile, plus il attire la sympathie », explique Michel Denisot au sujet de TP.

La France, en 5 majeurs

Nicolas Batum

Ailier fort des Portland Trail Blazers, il est à 23 ans considéré comme faisant partie de la nouvelle vague du basket hexagonal. Si son parcours en NBA est encore  trop frais pour lui garantir un statut de star, le gamin de Lisieux progresse. Médaille d’argent au dernier Euro avec les Bleus, il pourrait décrocher un très gros contrat en fin de saison avec Portland et s’inscrire dans la durée avec cette franchise. En dehors du basket, il est l’antistar complète : « Je suis classique, superclassique en fait. Des balades avec des amis, des sorties au cinéma, au restaurant… C’est banal, quoi ! »

© Photos : NBA France
© Photos : NBA France

Joakim Noah

C’est le frenchy du moment en NBA. Pivot de la légendaire équipe de Michael Jordan, les Chicago Bulls. « Yooks » est plus qu’un joueur de basket. C’est un jeune coq rebelle et anticonformiste qui a peut-être déjà réussi le plus grand exploit de sa carrière. Celui de se faire un prénom et de s’extraire de son prestigieux patronyme. Sur le parquet, c’est une véritable machine de guerre qui répète les efforts sans baisse de régime. Noah a aussi appris à canaliser sa fougue et à limiter ses différences culturelles à un minimum. Et à travailler un peu plus. Le numéro 13 à la queue de cheval est ainsi devenu de plus en plus important dans l’effectif d’une équipe qui vise le titre.

La France, en 5 majeurs

Mickaël Piétrus

Dans l’ombre de Tony Parker, voire de Boris Diaw, il est peut-être le 3e membre de la génération dorée du basket français à avoir fait sa place en NBA. Arrivé en 2003, Mickaël Pietrus s’est fondu avec bonheur dans l’univers NBA. Passé par Golden State Warriors, Orlando Magic, Phoenix Suns et, cette saison, au Boston Celtics, cet arrière ailier de 30 ans rêve d’une consécration avec un titre. Un graal qui lui a échappé en 2009, où il a perdu en finale avec le Magic d’Orlando face aux Lakers de Los Angeles (4-1). C’est le 3e joueur français à avoir participé aux finales NBA après Tony Parker (2003, 2005 et 2007, 3 victoires) et Ronny Turiaf (2008, défaite). Engagé par les mythiques Celtics de Boston, où il côtoie des cadors comme Ray Allen, Kevin Garnett ou Paul Pierce, le Guadeloupéen rêverait de décrocher le 18e titre de la franchise.

Nabil Djellit le Lundi 5 Mars 2012


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Edito

L’épreuve

Mohammed Colin - 24/04/2020
Lors des vœux de l’année 2020, aucun chef d’État n’aurait imaginé devoir faire face à une crise sanitaire hors norme et à une paralysie de l’économie mondiale du fait d’un simple micro-organisme. Pourtant, tel est le scénario, digne d’un film catastrophe, qui se produit sous nos yeux en raison du Covid-19. Pourtant, des alertes ont été lancées ces dernières années. En 2015, Bill Gates disait, au cours d’une conférence TED, que l’origine d’une possible catastrophe mondiale ne serait pas nucléaire mais biologique, provoquée par un virus hautement contagieux. Plus tôt encore, la CIA avait pointé, dans un rapport prospectif publié en 2009, le danger d’une pandémie mondiale décrite en ces termes : « L’apparition d’une nouvelle maladie respiratoire humaine virulente, extrêmement contagieuse, pour laquelle il n’existe pas de traitement adéquat. » A l’heure du Covid-19, ces mises en garde apparaissent comme des prophéties, qui sont d’ailleurs très bien exploitées par les complotistes de tous bords. Mais dans un contexte où les principales menaces étaient incarnées par le terrorisme islamiste et la prolifération des armes nucléaires, la mise en garde ne fut absolument pas considérée. Impréparés, les Etats et les populations s’adaptent comme ils peuvent à cette nouvelle réalité. Même les religions, caractérisées par des rituels immuables, ont dû tenir compte du nouveau coronavirus. Nul n’oubliera de sitôt les images impressionnantes de la Mosquée sacrée de La Mecque totalement...