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Salamnews

L’amour et le mariage




« MES PARENTS SONT MARIÉS DEPUIS 28 ANS ET ONT 4 ENFANTS.

Depuis plusieurs mois, le comportement de ma mère avec mon père a changé. Elle est distante, elle ne communique plus avec lui comme avant et ne se préoccupe pas de lui. Quand mon père essaye de lui parler, elle s’énerve. Mon père est un bon père de famille et un bon musulman. Elle dit qu’elle ne l’aime pas, que c’est son père qui l’a forcée à se marier et que depuis toutes ces années elle faisait semblant.
 
Mais je ne pense pas qu’une personne puisse faire semblant d’être heureuse pendant si longtemps. Avant, elle avait toujours le sourire et bien qu’ils se soient déjà disputés, comme tous les couples, leur relation a toujours été correcte. Cela me fait de la peine pour mon père, car il n’a rien fait pour mériter ça. Il parle de vendre la maison et de se séparer. Je n’ai pas envie qu’une chose pareille nous arrive. J’aimerais avoir vos conseils, s’il vous plaît. »

Najim, 19 ans

Chams en Nour

En effet, voilà une situation vraiment délicate, mais cela me paraît difficile que des enfants s’immiscent dans la vie intime de leurs parents. J’ai l’impression qu’après vous avoir élevés, vos frères et vous, votre mère souhaite vivre sa vie, retrouver sa liberté. Cela peut se comprendre si elle n’éprouve pas de sentiments pour votre père. Les sentiments ne se commandent pas comme on dit.

C’est à votre père de faire le point avec sa femme pour comprendre s’il s’agit d’un  mouvement passager ou d’un désir profond de changement. Il y a sûrement des secrets entre eux que même vous, leurs fils, ignorez. Dans les problèmes de couple, les responsabilités sont toujours partagées… Vous le découvrirez vous-même bientôt.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 16 Juillet 2012


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L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.