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Islamophobie




Islamophobie
Depuis une décennie, nous assistons à une lente mais véritable progression de l’islamophobie. De nombreuses études indépendantes ne cessent de mettre au jour ce fléau qui ronge notre pays et fragilise sa cohésion sociale. Mais, depuis quelque temps, l’islamophobie a franchi un cran supérieur. Hier, l’islamophobie semblait être circonscrite à la parole. Aujourd’hui, elle est passée au stade de la violence physique, comme en témoignent les agressions d’Argenteuil et d’Orléans. Pas besoin d’être devin pour prévoir l’accroissement de cette violence : il suffit de se rappeler comment l’antisémitisme a prospéré durant l’entre-deuxguerres.Le chemin est tout tracé.
 
Chez nos voisins belges, des sénateurs n’ont pas attendu et ont déposé une résolution pour lutter contre l’islamophobie. La Belgique semble donc plus en avance sur la France, qui, elle, accuse un sérieux retard, comme l’a souligné le Réseau européen contre le racisme (ENAR). Selon une enquête qualitative menée à l’échelle européenne dans 26 nations, l’ENAR montre que les femmes et les mosquées sont les cibles favorites des islamophobes ; les femmes musulmanes étant doublement victimes car stigmatisées du fait à la fois de leur croyance religieuse et de leur sexe. L’enquête précise que le discours islamophobe en France, contrairement aux autres pays européens, n’est pas propulsé uniquement par les partis de l’extrême droite mais qu’il est relayé par une grande partie de la classe politique de droite comme de gauche.

Cela étant dit, les citoyens de cultures musulmanes doivent éviter de s’enfermer dans un rôle victimaire, qui freine leurs participations sociales et économiques. Le combat contre l’islamophobie est celui de toute la société. Excellent Ramadan.

Mohammed Colin le Lundi 15 Juillet 2013


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Edito

Notre humanité entre l’IA et le carbone

Mohammed Colin - 12/06/2023
Pierre Boulle, auteur de La planète des singes, n’a pas eu le loisir de pianoter sur les smartphones mais sa vision d'une humanité qui régresse au stade de l’animal illustre bien les inquiétudes que génèrent aujourd’hui les technologies. Avec ChatGPT, c’est qu’à force de tout déléguer, en particulier notre réflexion, on peut craindre de s’affaiblir cérébralement. Bien sûr, certains diront que c’est une vieille rengaine dans l’histoire des technologies de l’information et de la communication. Des débats similaires sur le passage des cultures orales aux cultures écrites animèrent les échanges des élites d’autrefois. Socrate attribuait la primauté au propos oral sur l’écrit par exemple. Se questionner ne signifie pas refouler les évolutions techniques. C’est au contraire aider à penser le cadre pour une bonne intégration des outils. Dans le cas des IA, la venue de ChatGPT offre une nouvelle perspective pour réfléchir collectivement sur ce qui fonde notre humanité.  Au moment où sont écrites ces lignes, Paris accueille les nations du monde pour trouver des solutions contre la pollution des matières plastiques. La conception d’un traité juridique est à l’ordre du jour. « Si nous n'agissons pas, il y aura en 2050 plus de plastique que de poissons dans les océans », alerte la ministre française des Affaires étrangères, Catherine Colonna. Une calamité telle qu'elle fait émerger un septième continent en plein océan Pacifique que pourrait observer la Saoudienne Rayyanah Barnawi, première femme arabe à aller dans l’espace et à réaliser que cette matière « miracle »  issue des industries pétrolières de l’après-Seconde Guerre Mondiale est devenue, 70 ans après, un fléau planétaire. N’attendons pas ce temps pour faire cet horrible constat avec l’industrie du numérique. Vitalik Buterin, fondateur de la blockchain d'Ethereum, seconde cryptomonnaie après le Bitcoin, annonce vouloir réduire de 99 % sa production énergique. C’est un très bon signal.