Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Interdépendance




Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons.

Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières.

Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.

Mohammed Colin le Jeudi 8 Juillet 2021


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 13 Décembre 2022 - 10:50 Une planète en souffrance

Mardi 28 Juin 2022 - 16:06 L’arroseur arrosé !

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

Une planète en souffrance

Mohammed Colin - 13/12/2022
C'est officiel, nous avons dépassé les 8 milliards d’humains depuis le 15 novembre dernier. Et notre démographie avance à une vitesse jamais égalée vers les 10 milliards. Ces chiffres ont été évoqués lors de la COP 27 réunissant les principaux dirigeants des États au chevet de notre planète en souffrance à Charm El-Cheikh, au bord de la mer Rouge, en Égypte. Il a été rappelé qu’il faudrait au moins cinq planètes comme la Terre si les habitants des pays du Sud adoptaient le même rythme de consommation de ceux du Nord. Selon les spécialistes, il est impossible de modifier la trajectoire démographique. De toute façon, le malthusianisme n’a jamais été une solution opérante. Pour nous en sortir, nous devons obligatoirement modifier nos modes de vie. Les pays dits du « Nord » qui, imputés d’une dette écologique après plus de deux siècles d'une pollution massive et inconsidérée, doivent donner l’exemple. Mais les pays du Sud dont le droit au développement ne peut être remis en question doivent être aidés au nom de la dette écologique pour suivre des modèles vertueux. Il n’y a pas le choix. La Coupe du monde de football organisée au Qatar a ouvert de vives polémiques sur son bilan écologique. Nous sommes tous embarqués dans le même vaisseau qui navigue dans les eaux agitées de la nouvelle ère dite de l’anthropocène. L’humain a réussi à modifier en quelques siècles seulement les conditions climatiques que fait la géologie durant plusieurs millions d’années. La tournure est inquiétante. Toute rupture d’étanchéité du vaisseau qui abrite la seule planète habitable de l’univers connue à ce jour serait fatale pour l’humanité. Les sujets de discorde amenant aux guerres nous font courir un danger sans précédent. Nous devons tout au contraire être puissamment et consciemment solidaires pour sauver la vie si singulière telle que nous la savourons encore aujourd’hui.