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Folie Meurtrière




Folie Meurtrière
En écrivant ces lignes, il était impossible de ne pas revenir sur la tuerie qui a entraîné la mort de sept personnes : trois militaires français de confession musulmane, trois enfants et un enseignant de confession juive.

Même si le train de l’info passe à grande vitesse, il faut nous arrêter pour une pause réflexion. Surtout lorsque l’on est submergé par une émotion collective, en l’occurrence l’effroi. L’enchaînement de scènes d’une violence insoutenable, auxquelles nous avons assisté durant plus d’une semaine, ne nous a pas permis d’en mesurer toute l’horreur. Une question lancinante que les médias n’ont pas manqué de poser : comment parvient-on à engendrer ce type de monstre ? Évidemment, l’angoisse monte rapidement, car il est difficile de savoir. Le monstrueux reste inexplicable.

Alors, pour soulager cette angoisse collective il faut un début de réponse. On soupçonne très vite l’islam de produire un tel désordre. Il faut dire que nous sommes tristement habitués à voir les musulmans de France pris en otages par n’importe quel détraqué. Bien sûr, Mohamed Merah a fréquenté un jour la mosquée, la prison. Un parcours aux similitudes troublantes avec celui de Khaled Kelkal, il y a de cela 17 ans. La même pulsion meurtrière, le même ressentiment, la même issue tragique… Mais à y regarder de plus près, ces pulsions de mort, ces passages à l’acte morbide sont aussi très proches d’un certain Anders Behring Breivik, auteur des massacres d’Oslo et de l’île d’Utøya en juillet 2011, dont l’expertise médicale a révélé récemment le dérangement mental.

Les monstres missionnaires ne doivent jamais être confondus avec les populations et les religions dont ils se réclament. Ce serait leur faire trop d’honneur.


Mohammed Colin le Jeudi 12 Avril 2012


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Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.