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Folie Meurtrière




Folie Meurtrière
En écrivant ces lignes, il était impossible de ne pas revenir sur la tuerie qui a entraîné la mort de sept personnes : trois militaires français de confession musulmane, trois enfants et un enseignant de confession juive.

Même si le train de l’info passe à grande vitesse, il faut nous arrêter pour une pause réflexion. Surtout lorsque l’on est submergé par une émotion collective, en l’occurrence l’effroi. L’enchaînement de scènes d’une violence insoutenable, auxquelles nous avons assisté durant plus d’une semaine, ne nous a pas permis d’en mesurer toute l’horreur. Une question lancinante que les médias n’ont pas manqué de poser : comment parvient-on à engendrer ce type de monstre ? Évidemment, l’angoisse monte rapidement, car il est difficile de savoir. Le monstrueux reste inexplicable.

Alors, pour soulager cette angoisse collective il faut un début de réponse. On soupçonne très vite l’islam de produire un tel désordre. Il faut dire que nous sommes tristement habitués à voir les musulmans de France pris en otages par n’importe quel détraqué. Bien sûr, Mohamed Merah a fréquenté un jour la mosquée, la prison. Un parcours aux similitudes troublantes avec celui de Khaled Kelkal, il y a de cela 17 ans. La même pulsion meurtrière, le même ressentiment, la même issue tragique… Mais à y regarder de plus près, ces pulsions de mort, ces passages à l’acte morbide sont aussi très proches d’un certain Anders Behring Breivik, auteur des massacres d’Oslo et de l’île d’Utøya en juillet 2011, dont l’expertise médicale a révélé récemment le dérangement mental.

Les monstres missionnaires ne doivent jamais être confondus avec les populations et les religions dont ils se réclament. Ce serait leur faire trop d’honneur.


Mohammed Colin le Jeudi 12 Avril 2012


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Edito

Une drôle de campagne

Mohammed Colin - 24/03/2022
On se souvient de la mise en garde d’Emmanuel Macron adressée en 2017 à Vladimir Poutine contre les actions russes de déstabilisation des élections françaises. Seulement 15 jours après son entrée en fonction à l’Élysée, Macron avait invité le président russe au château de Versailles sous le prétexte d’une exposition consacrée à Pierre le Grand afin d’amorcer une forme de détente tout en y abordant les sujets qui fâchent dont l’ingérence russe, la Syrie et l’Ukraine. Cinq ans plus tard, c’est encore la Russie qui vient semer la zizanie dans la campagne présidentielle, non pas cette fois-ci, sauf révélation ultérieure, par des « organes d’influence » et des cyberattaques mais par la guerre sur un Vieux continent marqué par les affres de deux guerres mondiales. Mais avant que la guerre en Ukraine ne vienne « percuter notre vie démocratique et la campagne électorale » selon les mots du chef de l’État, on voyait bien que depuis des mois, dans le contexte de crise sanitaire, la campagne était embourbée. De nombreux sondages montrent le désintérêt des Français. La présidentielle arrive seulement en 5e position des sujets abordés par les Français avec leurs proches, à domicile ou au travail ; une chute de 26 points par rapport à 2017 où l’on se remémore très bien les grands thèmes débattus comme la moralisation de la vie politique, le pouvoir d’achat, le Frexit. Là, rien ne semble imprimer dans l’opinion publique, pas même les propositions d’Eric Zemmour. Il aura peut-être fallu la guerre et son cortège de folies pour réveiller les Français et la vieille Europe. Ce qui est sûr, c’est que le prochain président français devra avoir le cuir suffisamment épais pour faire face aux brutalités croissantes de cette nouvelle époque.