Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Fake news et populisme




Fake news et populisme
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ignorons le nom de celui qui sortira vainqueur à la présidence de la République. Tant cette élection est caractérisée par l’imprévisibilité et la volatilité des suffrages. Comme jamais auparavant, l’arrivée de l’extrême droite à la fonction suprême est désormais possible. Comment en sommes nous arrivés là ?
Il aura fallu 30 années de cynisme politique pour faire naitre et nourrir la bête immonde. De simple épouvantail utilisé pour éliminer l’adversaire elle est devenue une véritable menace politique opérationnelle en se qualifiant au 2e tour de l’élection présidentielle de 2002. Le populisme n’a cessé de s’amplifier, aidé du numérique permettant tout un chacun de publier des propos maquillés en information sans aucune forme de régulation. C’est là que les fake news prospèrent. De nombreuses recherches montrent comment ces fausses informations qui sévissent sur les réseaux sociaux ont favorisé le Brexit et l’élection de Trump. Cette nouvelle donne favorise en France la propulsion de l’extrême droite à l’Élysée. Pour exacerber le sentiment xénophobe, les musulmans sont, hélas, l’une des cibles privilégiées de ces fake news. À l’inverse, certains blogs se présentant comme musulmans ne sont également pas exempts de tout reproche en termes de véracité d’information, surtout lorsque l’objectif recherché est le buzz. Sans parler des contenus qui ont pour objectif d’alimenter l’idée du complotisme, étape préliminaire à la radicalisation (religieuse). Ce sont toutes ces préoccupations qui ont conduit
Saphirnews.com à rejoindre CrossCheck, un espace collaboratif pour lutter contre les fausses nouvelles et promouvoir le travail journalistique de vérification des sources.

Mohammed Colin le Mardi 18 Avril 2017


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 8 Juillet 2021 - 17:02 Interdépendance

Mercredi 21 Avril 2021 - 13:15 Libération

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.