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Fake news et populisme




Fake news et populisme
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ignorons le nom de celui qui sortira vainqueur à la présidence de la République. Tant cette élection est caractérisée par l’imprévisibilité et la volatilité des suffrages. Comme jamais auparavant, l’arrivée de l’extrême droite à la fonction suprême est désormais possible. Comment en sommes nous arrivés là ?
Il aura fallu 30 années de cynisme politique pour faire naitre et nourrir la bête immonde. De simple épouvantail utilisé pour éliminer l’adversaire elle est devenue une véritable menace politique opérationnelle en se qualifiant au 2e tour de l’élection présidentielle de 2002. Le populisme n’a cessé de s’amplifier, aidé du numérique permettant tout un chacun de publier des propos maquillés en information sans aucune forme de régulation. C’est là que les fake news prospèrent. De nombreuses recherches montrent comment ces fausses informations qui sévissent sur les réseaux sociaux ont favorisé le Brexit et l’élection de Trump. Cette nouvelle donne favorise en France la propulsion de l’extrême droite à l’Élysée. Pour exacerber le sentiment xénophobe, les musulmans sont, hélas, l’une des cibles privilégiées de ces fake news. À l’inverse, certains blogs se présentant comme musulmans ne sont également pas exempts de tout reproche en termes de véracité d’information, surtout lorsque l’objectif recherché est le buzz. Sans parler des contenus qui ont pour objectif d’alimenter l’idée du complotisme, étape préliminaire à la radicalisation (religieuse). Ce sont toutes ces préoccupations qui ont conduit
Saphirnews.com à rejoindre CrossCheck, un espace collaboratif pour lutter contre les fausses nouvelles et promouvoir le travail journalistique de vérification des sources.

Mohammed Colin le Mardi 18 Avril 2017


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.