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Fake news et populisme




Fake news et populisme
Au moment où nous écrivons ces lignes, nous ignorons le nom de celui qui sortira vainqueur à la présidence de la République. Tant cette élection est caractérisée par l’imprévisibilité et la volatilité des suffrages. Comme jamais auparavant, l’arrivée de l’extrême droite à la fonction suprême est désormais possible. Comment en sommes nous arrivés là ?
Il aura fallu 30 années de cynisme politique pour faire naitre et nourrir la bête immonde. De simple épouvantail utilisé pour éliminer l’adversaire elle est devenue une véritable menace politique opérationnelle en se qualifiant au 2e tour de l’élection présidentielle de 2002. Le populisme n’a cessé de s’amplifier, aidé du numérique permettant tout un chacun de publier des propos maquillés en information sans aucune forme de régulation. C’est là que les fake news prospèrent. De nombreuses recherches montrent comment ces fausses informations qui sévissent sur les réseaux sociaux ont favorisé le Brexit et l’élection de Trump. Cette nouvelle donne favorise en France la propulsion de l’extrême droite à l’Élysée. Pour exacerber le sentiment xénophobe, les musulmans sont, hélas, l’une des cibles privilégiées de ces fake news. À l’inverse, certains blogs se présentant comme musulmans ne sont également pas exempts de tout reproche en termes de véracité d’information, surtout lorsque l’objectif recherché est le buzz. Sans parler des contenus qui ont pour objectif d’alimenter l’idée du complotisme, étape préliminaire à la radicalisation (religieuse). Ce sont toutes ces préoccupations qui ont conduit
Saphirnews.com à rejoindre CrossCheck, un espace collaboratif pour lutter contre les fausses nouvelles et promouvoir le travail journalistique de vérification des sources.

Mohammed Colin le Mardi 18 Avril 2017


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces disfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.