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Double deuil




Comme redouté, les cas de Covid-19, avec la chute des températures, sont repartis à la hausse, obligeant les autorités à reconfiner notre pays pour au moins un mois. Le dispositif, moins contraignant cette fois-ci, vise à ralentir drastiquement la transmission du virus tout en pénalisant le moins possible l’économie comme l’a annoncé le chef de l’État. L’accueil des élèves dans les écoles, collèges et lycées est assuré mais les cultes publics, notamment les offices religieux dans les mosquées, ne peuvent plus se tenir. Si les visites dans les Ehpad sont autorisées, c’est une nouvelle épreuve pour de nombreux seniors, parmi lesquels les chibanis à l’état de santé préoccupant qui ne se trouvent pas dans des résidences médicalisées mais plutôt dans des foyers.

L’émotion qu’a suscité  l’assassinat  de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine n’a pas eu le temps de retomber qu’un nouvel attentat islamiste dans la basilique de Notre-Dame de Nice emporta trois autres personnes près de deux semaines plus tard. A l’heure du confinement, c’est un double deuil que nous partageons avec la communauté éducative de notre pays et les catholiques de France.

Il est certain que les jihadistes se servent des caricatures du Prophète pour amplifier leur propagande et ainsi recruter des candidats au terrorisme.  Pour autant, la France ne doit pas renoncer à défendre la liberté d’expression qui se trouve au fondement même de son histoire politique. Les musulmans de France, très attachés à cette valeur, savent bien que les caricatures publiées n’ont rien à voir avec l’image du Prophète qu’ils s’en font. ils ne se laisseront pas duper par les manipulations comme c’est le cas dans des pays musulmans avec les appels au boycott et aux manifestations.

Mohammed Colin le Lundi 9 Novembre 2020


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.