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Double deuil




Comme redouté, les cas de Covid-19, avec la chute des températures, sont repartis à la hausse, obligeant les autorités à reconfiner notre pays pour au moins un mois. Le dispositif, moins contraignant cette fois-ci, vise à ralentir drastiquement la transmission du virus tout en pénalisant le moins possible l’économie comme l’a annoncé le chef de l’État. L’accueil des élèves dans les écoles, collèges et lycées est assuré mais les cultes publics, notamment les offices religieux dans les mosquées, ne peuvent plus se tenir. Si les visites dans les Ehpad sont autorisées, c’est une nouvelle épreuve pour de nombreux seniors, parmi lesquels les chibanis à l’état de santé préoccupant qui ne se trouvent pas dans des résidences médicalisées mais plutôt dans des foyers.

L’émotion qu’a suscité  l’assassinat  de l’enseignant Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine n’a pas eu le temps de retomber qu’un nouvel attentat islamiste dans la basilique de Notre-Dame de Nice emporta trois autres personnes près de deux semaines plus tard. A l’heure du confinement, c’est un double deuil que nous partageons avec la communauté éducative de notre pays et les catholiques de France.

Il est certain que les jihadistes se servent des caricatures du Prophète pour amplifier leur propagande et ainsi recruter des candidats au terrorisme.  Pour autant, la France ne doit pas renoncer à défendre la liberté d’expression qui se trouve au fondement même de son histoire politique. Les musulmans de France, très attachés à cette valeur, savent bien que les caricatures publiées n’ont rien à voir avec l’image du Prophète qu’ils s’en font. ils ne se laisseront pas duper par les manipulations comme c’est le cas dans des pays musulmans avec les appels au boycott et aux manifestations.

Mohammed Colin le Lundi 9 Novembre 2020


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces disfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.