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Détresses et questionnements 2




« SALAM ALAYKUM. JE CONNAIS DES DIFFICULTÉS PSYCHOLOGIQUES, depuis quelques mois, dont j’ai du mal à me sortir. Je sais que j’ai besoin d’aide mais  je ne comprends pas la différence entre le psychologue, le psychiatre et le psychanalyste. Comment choisir la bonne personne ? J’attends votre réponse, insha
Allah. »

Hosni, 29 ans,
 

Chams en Nour. 

Le psychologue a été formé à l’université pour accompagner ponctuellement les personnes qui ont à faire face à des angoisses, à des symptômes passagers dus à des épreuves délicates à surmonter et qui ont besoin d’un appui.

Le psychanalyste a lui-même fait un long travail personnel avec un autre psychanalyste et c’est cette expérience qui lui permet, avec la reconnaissance de ses pairs, de se lancer à son tour dans l’accompagnement à plus long terme de personnes qui cherchent à résoudre leurs contradictions intérieures et à mieux connaître la partie inconsciente de leur être.
 
Le psychiatre est un médecin spécialisé dans le psychisme, habilité à prescrire des médicaments destinés à des personnes en très grande difficulté, comme une grave dépression, une crise aiguë ou une impossibilité à vivre dans la réalité. Seul ce dernier est remboursé par la sécurité sociale. J’espère que vous y verrez plus clair. 


Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.