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Détresses et questionnements 2




« SALAM ALAYKUM. JE CONNAIS DES DIFFICULTÉS PSYCHOLOGIQUES, depuis quelques mois, dont j’ai du mal à me sortir. Je sais que j’ai besoin d’aide mais  je ne comprends pas la différence entre le psychologue, le psychiatre et le psychanalyste. Comment choisir la bonne personne ? J’attends votre réponse, insha
Allah. »

Hosni, 29 ans,
 

Chams en Nour. 

Le psychologue a été formé à l’université pour accompagner ponctuellement les personnes qui ont à faire face à des angoisses, à des symptômes passagers dus à des épreuves délicates à surmonter et qui ont besoin d’un appui.

Le psychanalyste a lui-même fait un long travail personnel avec un autre psychanalyste et c’est cette expérience qui lui permet, avec la reconnaissance de ses pairs, de se lancer à son tour dans l’accompagnement à plus long terme de personnes qui cherchent à résoudre leurs contradictions intérieures et à mieux connaître la partie inconsciente de leur être.
 
Le psychiatre est un médecin spécialisé dans le psychisme, habilité à prescrire des médicaments destinés à des personnes en très grande difficulté, comme une grave dépression, une crise aiguë ou une impossibilité à vivre dans la réalité. Seul ce dernier est remboursé par la sécurité sociale. J’espère que vous y verrez plus clair. 


Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Pédagogie

Mohammed Colin - 16/09/2019
SMS, notifications diverses et variées de Snapchat, Instagram, WhatsApp, capsules vidéo sur Facebook... Plus que jamais, nous sommes quotidiennement submergés de vérités toutes faites. Des messages souvent courts mais chargés en émotion, qui ont pour but de capter notre attention. Ces sollicitations, qui se renouvellent à une vitesse affolante, peuvent avoir des conséquences redoutables sur la consommation de l’information. Les esprits les moins structurés sont davantage perméables aux infox et aux manipulations en tous genres. Dans ce contexte, se méfier des fausses évidences en matière religieuse est une attitude indispensable pour se prémunir contre l’embrigadement de la pensée. C’est l’objectif assigné au nouveau programme « La Casa del Hikma », produit par et diffusé sur Saphirnews.com. Il faut restituer la complexité aux discours afférents au religieux. Mais surtout, il faut accompagner l’effort théologique par une pédagogie qui puisse toucher les masses, créer l’interface entre les intellectuels de l’islam et les jeunes musulmans en quête de sens. Car il est nécessaire que ces deux mondes aujourd’hui totalement parallèles puissent se rencontrer et se nourrir l’un de l’autre. Ainsi, nous pourrons battre en brèche les préjugés qui obscurcissent la compréhension des textes. L’islamologue Michaël Privot souligne, à juste titre, les sacrifices réalisés par de nombreux musulmans au nom d’une certaine compréhension de l’islam aux coûts humains, psychologiques et sociales faramineux. Quel gâchis !