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Détresses et questionnements 2




« SALAM ALAYKUM. JE CONNAIS DES DIFFICULTÉS PSYCHOLOGIQUES, depuis quelques mois, dont j’ai du mal à me sortir. Je sais que j’ai besoin d’aide mais  je ne comprends pas la différence entre le psychologue, le psychiatre et le psychanalyste. Comment choisir la bonne personne ? J’attends votre réponse, insha
Allah. »

Hosni, 29 ans,
 

Chams en Nour. 

Le psychologue a été formé à l’université pour accompagner ponctuellement les personnes qui ont à faire face à des angoisses, à des symptômes passagers dus à des épreuves délicates à surmonter et qui ont besoin d’un appui.

Le psychanalyste a lui-même fait un long travail personnel avec un autre psychanalyste et c’est cette expérience qui lui permet, avec la reconnaissance de ses pairs, de se lancer à son tour dans l’accompagnement à plus long terme de personnes qui cherchent à résoudre leurs contradictions intérieures et à mieux connaître la partie inconsciente de leur être.
 
Le psychiatre est un médecin spécialisé dans le psychisme, habilité à prescrire des médicaments destinés à des personnes en très grande difficulté, comme une grave dépression, une crise aiguë ou une impossibilité à vivre dans la réalité. Seul ce dernier est remboursé par la sécurité sociale. J’espère que vous y verrez plus clair. 


Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.