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Détresses et questionnements 2




« SALAM ALAYKUM. JE CONNAIS DES DIFFICULTÉS PSYCHOLOGIQUES, depuis quelques mois, dont j’ai du mal à me sortir. Je sais que j’ai besoin d’aide mais  je ne comprends pas la différence entre le psychologue, le psychiatre et le psychanalyste. Comment choisir la bonne personne ? J’attends votre réponse, insha
Allah. »

Hosni, 29 ans,
 

Chams en Nour. 

Le psychologue a été formé à l’université pour accompagner ponctuellement les personnes qui ont à faire face à des angoisses, à des symptômes passagers dus à des épreuves délicates à surmonter et qui ont besoin d’un appui.

Le psychanalyste a lui-même fait un long travail personnel avec un autre psychanalyste et c’est cette expérience qui lui permet, avec la reconnaissance de ses pairs, de se lancer à son tour dans l’accompagnement à plus long terme de personnes qui cherchent à résoudre leurs contradictions intérieures et à mieux connaître la partie inconsciente de leur être.
 
Le psychiatre est un médecin spécialisé dans le psychisme, habilité à prescrire des médicaments destinés à des personnes en très grande difficulté, comme une grave dépression, une crise aiguë ou une impossibilité à vivre dans la réalité. Seul ce dernier est remboursé par la sécurité sociale. J’espère que vous y verrez plus clair. 


Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.