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Détresses et questionnements 1




« JE SUIS MAROCAINE, MARIÉE avec un médecin spécialiste marocain de 32 ans. Notre fille a 18 mois. Mon mari nous a quittées il y a un an, mais ne dépense  pas pour nous. Il n’a pas fait de démarches pour le divorce et veut me laisser dans cette situation : ni mariée ni divorcée. Sans foyer ni moyens, je suis retournée vivre avec mes parents. Lui vit sa vie, il a une maîtresse. Il veut me prendre ma fille pour se venger de moi. Sa mère le monte contre moi. Qu’en pensez-vous ? Merci pour tout. »
 
Yasmine

Chams en Nour. Vous voilà dans une situation de souffrance, hélas nullement exceptionnelle. Son attitude, telle que vous la décrivez, est indigne. Non seulement  il ne vous respecte pas et vous maintient dans une dépendance qui ne résout rien, mais aussi il déserte le foyer familial en abandonnant son rôle de père, ce qui aura des conséquences très perturbantes pour votre fille. Mais vous parlez de vengeance, il vous en voudrait ? Même si les torts semblent de son côté, il est important que vous réfléchissiez à ce qui, dans votre attitude, aurait pu l’éloigner de vous. C’est la seule condition pour vous éviter de vous retrouver dans la  même situation une seconde fois. Avez-vous pris le conseil d’un avocat pour vous sortir de cet imbroglio ? Un conseil juridique vous serait nécessaire.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.