Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Détresses et questionnements 1




« JE SUIS MAROCAINE, MARIÉE avec un médecin spécialiste marocain de 32 ans. Notre fille a 18 mois. Mon mari nous a quittées il y a un an, mais ne dépense  pas pour nous. Il n’a pas fait de démarches pour le divorce et veut me laisser dans cette situation : ni mariée ni divorcée. Sans foyer ni moyens, je suis retournée vivre avec mes parents. Lui vit sa vie, il a une maîtresse. Il veut me prendre ma fille pour se venger de moi. Sa mère le monte contre moi. Qu’en pensez-vous ? Merci pour tout. »
 
Yasmine

Chams en Nour. Vous voilà dans une situation de souffrance, hélas nullement exceptionnelle. Son attitude, telle que vous la décrivez, est indigne. Non seulement  il ne vous respecte pas et vous maintient dans une dépendance qui ne résout rien, mais aussi il déserte le foyer familial en abandonnant son rôle de père, ce qui aura des conséquences très perturbantes pour votre fille. Mais vous parlez de vengeance, il vous en voudrait ? Même si les torts semblent de son côté, il est important que vous réfléchissiez à ce qui, dans votre attitude, aurait pu l’éloigner de vous. C’est la seule condition pour vous éviter de vous retrouver dans la  même situation une seconde fois. Avez-vous pris le conseil d’un avocat pour vous sortir de cet imbroglio ? Un conseil juridique vous serait nécessaire.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 1 Octobre 2013 - 09:52 Doutes et certitudes

Lundi 3 Décembre 2012 - 12:36 Détresses et questionnements 2

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

L’arroseur arrosé !

Mohammed Colin - 28/06/2022
Dans ce numéro estival, nous abordons deux sujets d’importance qui n’ont strictement rien à voir l’un et l’autre : l’audiovisuel et le pèlerinage à La Mecque. Deux secteurs si éloignés, si différents, mais confrontés à la même problématique, celle de la transformation numérique de nos sociétés. Par le passé, la filière du pèlerinage était structurée par des intermédiaires. Dans l’organisation du hajj, les voyagistes captaient jusque-là la valeur, non sans défaillances pour certains sur la qualité et les engagements dus aux pèlerins. Saphirnews.com fut dès 2004 le premier site d’information à alerter sur ces dysfonctionnements. Des organisations se sont alors créées, œuvrant à éduquer les pèlerins sur leurs droits et les voyagistes sur leurs devoirs. Depuis peu, l’Arabie Saoudite a lancé sa plateforme numérique pour se lier directement aux pèlerins, suscitant de terribles inquiétudes chez les voyagistes, exclus de fait de la chaine de valeur. Ils n’ont pas manqué de se plaindre au nom des intérêts du pèlerin. Le plus comique, c’est que les griefs formulés sont les mêmes que ceux exprimés par les pèlerins à leur encontre en 2004. Dans le milieu du cinéma, le schéma est identique. Les plateformes de streaming, devenus aussi producteurs, ont accès directement au public et sont en mesure de se passer des exploitants de cinéma. Maintenant en position de faiblesse, ces derniers larmoient à leur tour sur le danger de la suprématie des « affreuses » plateformes avec, pour risque principal selon eux, de porter atteinte à la diversité du cinéma alors qu’eux-mêmes bloquaient la production de certains films pour éviter les publics ne consommant ni sodas ni pop-corn, dixit « les têtes à capuche ». Les séries type Lupin de Netflix et Oussekine de Disney+ nous démontrent l’inverse. Ceux qui ont largement profité des situations de rente auraient pu investir en créant des écosystèmes vertueux. Finalement, dans le business comme dans la foi, il y a divers degrés d’élévation. Il faut croire que celui qui domine chez les intermédiaires, c’est celui de la « foi du commerçant ». L’étage le plus bas.