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Détresses et questionnements 1




« JE SUIS MAROCAINE, MARIÉE avec un médecin spécialiste marocain de 32 ans. Notre fille a 18 mois. Mon mari nous a quittées il y a un an, mais ne dépense  pas pour nous. Il n’a pas fait de démarches pour le divorce et veut me laisser dans cette situation : ni mariée ni divorcée. Sans foyer ni moyens, je suis retournée vivre avec mes parents. Lui vit sa vie, il a une maîtresse. Il veut me prendre ma fille pour se venger de moi. Sa mère le monte contre moi. Qu’en pensez-vous ? Merci pour tout. »
 
Yasmine

Chams en Nour. Vous voilà dans une situation de souffrance, hélas nullement exceptionnelle. Son attitude, telle que vous la décrivez, est indigne. Non seulement  il ne vous respecte pas et vous maintient dans une dépendance qui ne résout rien, mais aussi il déserte le foyer familial en abandonnant son rôle de père, ce qui aura des conséquences très perturbantes pour votre fille. Mais vous parlez de vengeance, il vous en voudrait ? Même si les torts semblent de son côté, il est important que vous réfléchissiez à ce qui, dans votre attitude, aurait pu l’éloigner de vous. C’est la seule condition pour vous éviter de vous retrouver dans la  même situation une seconde fois. Avez-vous pris le conseil d’un avocat pour vous sortir de cet imbroglio ? Un conseil juridique vous serait nécessaire.

Chams en Nour, psychanalyste le Lundi 3 Décembre 2012


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.