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Salamnews
De vous à nous

Perturbations 2

« J’AI PAS MAL HÉSITÉ À VOUS ÉCRIRE, MAIS JE ME SENS MAL et j’ai besoin d’un avis extérieur. Deux amis de ma cité évoluent d’une façon bizarre : quand  on est en groupe, ils donnent des leçons de bon comportement, nous reprochent d’écouter certaines musiques, ont des avis sur tout et s’abritent derrière une attitude supérieure, sûrs qu’ils sont dans le vrai. Seulement, quand je les vois dans l’intimité, je m’aperçois...

L’amour et le mariage 2

« J’AIMERAIS AVOIR VOTRE OPINION. UN FRÈRE EST VENU ME DEMANDER EN MARIAGE et a eu l’accord de mes parents mais depuis ce jour il a du mal à trouver du travail, un appartement, etc. Dès que cela devient compliqué, il décide de se rétracter et quand il se rend compte qu’il risque de passer à côté de quelque chose qu’Allah lui a donné, du coup il revient sur ses paroles. Mais, entre-temps, on m’a présenté d’autres frères qui ne sont pas aussi...

L’amour et le mariage

« MES PARENTS SONT MARIÉS DEPUIS 28 ANS ET ONT 4 ENFANTS. Depuis plusieurs mois, le comportement de ma mère avec mon père a changé. Elle est distante, elle ne communique plus avec lui comme avant et ne se préoccupe pas de lui. Quand mon père essaye de lui parler, elle s’énerve. Mon père est un bon père de famille et un bon musulman. Elle dit qu’elle ne l’aime pas, que c’est son père qui l’a forcée à se marier et que depuis toutes ces années...

Nouer des relations 2

« JE SUIS UNE FEMME DE 30 ANS, JE TRAVAILLE, je finis mes études de doctorat mais je suis célibataire ! Cela me stresse d’autant plus qu’on me dit : “T’es encore seule ? C’est pas normal !” Je me sens “diminuée”, il manque quelque chose dans ma vie et j’ai l’impression que je resterai toujours seule ! Les rares amis que j’ai eus m’ont déçue... Depuis quelques mois, je fréquente quelqu’un mais cela s’avère impossible entre nous (histoires...

Nouer des relations 1

« MA COUSINE A UNE AMIE MUSULMANE avec qui elle est allée à La Mecque. Elle m’a confié que, face à cette femme, elle ressent de l’attachement, sans trop comprendre de quoi il s’agit. Elle n’a pas de gestes déplacés et cette amie musulmane l’apprécie. Est-ce un djinn amoureux qui la hante ? Elle n’a aucun désir charnel, juste de l’attachement. Ma cousine a été touchée par le fait que cette amie s’occupe des gens défavorisés, cause qu’elle défend...



Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.