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Créer au coeur des cités




Créer au coeur des cités
LIVRE. Monte ton biz ! C’est le titre percutant de l’ouvrage signé par Aziz Senni et Catherine Bernard, aux éditions Pearson. Le premier, originaire du quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, est président d’ATA, une société de taxis collectifs qu’il a créée en 2000, mais aussi fondateur de Business angels des cités (BAC), un fonds d’investissement dédié au développement économique des banlieues. La seconde est journaliste économique depuis plus de vingt ans.

En 236 pages, les auteurs délivrent les « dix commandements de l’entrepreneur des cités » : « Que l’audace soit avec toi » ; « Fais de ton banquier un pote, tu n’as pas le choix » ; « Cherche le maître Jedi qui t’accompagnera » ; « Mets ton ego de côté, quand il faudra »
 
Émaillé de nombreux témoignages d’entrepreneurs issus des cités, de fiches techniques, de bonnes adresses et, surtout, de conseils avisés sans langue de bois pour trouver un mentor, solliciter un réseau d’aide et convaincre des financeurs, l’ouvrage, au style péchu, se dévore d’une seule traite. Il s’achève sur un épilogue d’Aziz Senni, qui énonce 10 propositions pour accélérer la création d’entreprises en banlieue. Parmi celles- ci : la création d’une Business académie des banlieues, qui serait dédiée aux entrepreneurs non diplômés des quartiers, ou encore le calcul du rendement social des entrepreneurs de banlieue, qui contribuent, de toute évidence, au décloisonnement et au dynamisme de l’économie.

Un site Internet pour 1 € par mois

L’ADIE (Association pour le droit à l’initiative économique) accompagne chaque année 15 000 créateurs d’entreprise n’ayant pas accès aux banques. Du 1er au 30 novembre, elle complète son offre de microcrédit (pouvant aller jusqu’à 6 000 € sur 30 mois) par un nouveau service : la création d’un site Internet pour 1 € par mois. Un outil bienvenu pour les microentrepreneurs qui veulent mieux faire connaître leurs produits ou services et développer leur entreprise.

En savoir plus 0800 800 566 ou www.adieconnect.fr


Financer sa formation

© D.R.
© D.R.

Le point de vue de l’expert

Je suis salarié et je souhaite créer mon entreprise. Puis-je bénéficier d’une formation financée par mon employeur actuel ?
Djamel Louergli. Si votre projet est déjà bien formalisé dans votre esprit, adressez-vous à des organismes de formation agréés pour connaître leur offre. Une fois votre choix de formation arrêté, interrogez votre employeur pour connaître l’OPCA (organisme paritaire collecteur agréé) auquel il cotise et dont vous  relevez. Puis contactez cet OPCA pour connaître les modalités de prise en charge de votre formation, au titre d’un congé individuel de formation (CIF) ou du droit individuel à la formation (DIF). Dans ce dernier cas, l’accord de votre employeur est indispensable. Votre demande acceptée, l’OPCA finance le montant et  certains frais afférents à votre formation et, parfois, une quote-part de votre salaire. Deux options peuvent ensuite être envisagées si vous souhaitez tester votre  activité au début : devenir auto-entrepreneur, tout en conservant votre emploi salarié, ou bien prendre un congé d’un an pour création d’entreprise, au terme duquel vous réintégrez votre entreprise si vous décidez d’abandonner votre projet initial.

Je suis travailleur non salarié, puis-je faire financer ma formation ?
Djamel Louergli. Oui, puisque vous cotisez chaque année auprès d’un fonds de formation qui vous ouvre des droits. Il s’agit de l’AGEFICE, si vous êtes  commerçant, du FAFCEA, si vous êtes artisan, et du FIF PL, si vous êtes profession libérale. Contactez ce fonds pour valider votre formation, connaître le montant de la prise en charge et la marche à suivre. Lorsqu’on travaille pour soi, se former ne semble pas toujours être une priorité : pourtant, actualiser ses connaissances ou se perfectionner constitue un véritable atout concurrentiel ! De nombreuses formations existent (comptabilité, gestion, bureautique, management, langues...) et peuvent être intégralement prises en charge financièrement. 

Pour aller plus loin
AGEFICE – Association de gestion du financement de la formation des chefs d’entreprise : www.agefice.fr
FIF PL – Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux : www.fifpl.fr
FAFCEA – Fonds d’assurance formation des chefs d’entreprises artisanales : www.fafcea.fr


Huê Trinh Nguyên - Djamel Louergli le Lundi 1 Novembre 2010


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Edito

Pédagogie

Mohammed Colin - 16/09/2019
SMS, notifications diverses et variées de Snapchat, Instagram, WhatsApp, capsules vidéo sur Facebook... Plus que jamais, nous sommes quotidiennement submergés de vérités toutes faites. Des messages souvent courts mais chargés en émotion, qui ont pour but de capter notre attention. Ces sollicitations, qui se renouvellent à une vitesse affolante, peuvent avoir des conséquences redoutables sur la consommation de l’information. Les esprits les moins structurés sont davantage perméables aux infox et aux manipulations en tous genres. Dans ce contexte, se méfier des fausses évidences en matière religieuse est une attitude indispensable pour se prémunir contre l’embrigadement de la pensée. C’est l’objectif assigné au nouveau programme « La Casa del Hikma », produit par et diffusé sur Saphirnews.com. Il faut restituer la complexité aux discours afférents au religieux. Mais surtout, il faut accompagner l’effort théologique par une pédagogie qui puisse toucher les masses, créer l’interface entre les intellectuels de l’islam et les jeunes musulmans en quête de sens. Car il est nécessaire que ces deux mondes aujourd’hui totalement parallèles puissent se rencontrer et se nourrir l’un de l’autre. Ainsi, nous pourrons battre en brèche les préjugés qui obscurcissent la compréhension des textes. L’islamologue Michaël Privot souligne, à juste titre, les sacrifices réalisés par de nombreux musulmans au nom d’une certaine compréhension de l’islam aux coûts humains, psychologiques et sociales faramineux. Quel gâchis !