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Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire




Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire
Je suis en cours de création d’une entreprise, le banquier m’a demandé un business plan pour l’ouverture d’un compte bancaire. Suis-je obligé de le fournir ?

© D.R.
© D.R.
Djamel Louergli. Le banquier est en droit de demander tout document pour se faire une opinion sur la fiabilité de ses futurs clients. Le business plan (BP), nommé aussi plan d’affaires, peut tout à fait être demandé. Je ne saurais que conseiller les créateurs d’entreprise d’en établir un, même si le banquier ne vous le demande pas.Le BP est un outil présentant deux avantages :
Structurer son projet : il permet de fixer votre stratégie d’entreprise. Mettre sur papier votre idée permet d’identifier les potentialités et les obstacles qui pourraient survenir ainsi que les solutions envisagées.
Présenter son projet : il sera votre premier élément de communication et vous permettra de solliciter vos partenaires tant internes qu’externes.
Voir son banquier en lui présentant un business plan bien structuré vous permettra de gagner du « crédit » à ses yeux.

Le banquier peut-il refuser de m’ouvrir un compte bancaire pour la création de ma société ?

Djamel Louergli. En effet, un banquier est en droit de vous refuser l’ouverture d’un compte bancaire sans obligation de vous justifier son refus. Un refus résulte souvent d’incidents bancaires déclarés à la Banque de France survenus précédemment. 
En cas de refus, vous pouvez vous prévaloir du droit à l’ouverture d’un compte :
Si vous êtes entrepreneur individuel, demandez-le directement à la banque. Votre demande sera transmise par celle-ci à la Banque de France.
Si vous êtes en société, demandez simplement au banquier une attestation de refus par écrit et envoyez votre demande à la Banque de France. La Banque de France désignera ensuite une agence bancaire qui vous ouvrira un compte d’office. Seul bémol, les services bancaires seront toutefois limités.

Plus d’infos sur le site de la Banque de France : www.banque-france.fr

Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Février 2011


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Edito

Stop à la confusion

Mohammed Colin - 28/10/2019
Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.