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Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire




Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire
Je suis en cours de création d’une entreprise, le banquier m’a demandé un business plan pour l’ouverture d’un compte bancaire. Suis-je obligé de le fournir ?

© D.R.
© D.R.
Djamel Louergli. Le banquier est en droit de demander tout document pour se faire une opinion sur la fiabilité de ses futurs clients. Le business plan (BP), nommé aussi plan d’affaires, peut tout à fait être demandé. Je ne saurais que conseiller les créateurs d’entreprise d’en établir un, même si le banquier ne vous le demande pas.Le BP est un outil présentant deux avantages :
Structurer son projet : il permet de fixer votre stratégie d’entreprise. Mettre sur papier votre idée permet d’identifier les potentialités et les obstacles qui pourraient survenir ainsi que les solutions envisagées.
Présenter son projet : il sera votre premier élément de communication et vous permettra de solliciter vos partenaires tant internes qu’externes.
Voir son banquier en lui présentant un business plan bien structuré vous permettra de gagner du « crédit » à ses yeux.

Le banquier peut-il refuser de m’ouvrir un compte bancaire pour la création de ma société ?

Djamel Louergli. En effet, un banquier est en droit de vous refuser l’ouverture d’un compte bancaire sans obligation de vous justifier son refus. Un refus résulte souvent d’incidents bancaires déclarés à la Banque de France survenus précédemment. 
En cas de refus, vous pouvez vous prévaloir du droit à l’ouverture d’un compte :
Si vous êtes entrepreneur individuel, demandez-le directement à la banque. Votre demande sera transmise par celle-ci à la Banque de France.
Si vous êtes en société, demandez simplement au banquier une attestation de refus par écrit et envoyez votre demande à la Banque de France. La Banque de France désignera ensuite une agence bancaire qui vous ouvrira un compte d’office. Seul bémol, les services bancaires seront toutefois limités.

Plus d’infos sur le site de la Banque de France : www.banque-france.fr

Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Février 2011


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Edito

Le temps de la justice

Mohammed Colin - 18/11/2021
Par un hasard du calendrier, les commémorations des attentats du 11 septembre 2001 ont coïncidé avec le début du procès hors norme des attaques du 13 novembre 2015. Deux traumatismes provoqués par la même idéologie mortifère, le jihadisme, mais qui font appel à deux visions différentes pour répandre la justice. Si les profils et les modes d’actions changent avec le temps, le terrorisme islamiste s’inscrit dans le temps long en mettant au défi l’État de droit de nos sociétés. Chaque attentat coche à deux objectifs simultanés tels le fameux effet « kiss-cool ». Outre le fait de semer l’effroi auprès des populations conformément à la nature intrinsèque du terrorisme, le but est aussi de prendre en défaut nos systèmes démocratiques en les conduisant à renier leurs valeurs. La suspicion généralisée, la production de lois et de tribunaux d’exception sont des dommages qui font partie intégrante de leur stratégie. Le second effet serait donc une sorte de pousse à la faute qui soutiendrait l’idée que notre système démocratique n’est pas si vertueux qu’il n’y parait. C’est dans ce sens que la réponse va-t-en-guerre de Bush au Moyen-Orient après le 11-Septembre et son incapacité à traduire, 20 ans après, les inculpés devant un tribunal digne des standards de justice d’un État démocratique constituent de graves erreurs qui profitent aux jihadistes. En France, six ans après l’horreur du 13-Novembre, c’est une autre approche qui nous guide. Celle de la justice encadrée par notre État de droit. Face au déchaînement de violence qui a fait 131 morts, nous répondons par neuf mois d’un procès historique minutieusement préparé dans lequel sont jugés 20 accusés. Il représente une étape importante dans le processus de résilience des victimes directes mais aussi pour la communauté nationale. La captation vidéo entière du procès constituera un matériau d’importance pour la postérité. Une leçon pour les futures générations que le respect de l’Etat de droit doit demeurer notre boussole.