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Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire




Créateur d’entreprise, j'ouvre un compte bancaire
Je suis en cours de création d’une entreprise, le banquier m’a demandé un business plan pour l’ouverture d’un compte bancaire. Suis-je obligé de le fournir ?

© D.R.
© D.R.
Djamel Louergli. Le banquier est en droit de demander tout document pour se faire une opinion sur la fiabilité de ses futurs clients. Le business plan (BP), nommé aussi plan d’affaires, peut tout à fait être demandé. Je ne saurais que conseiller les créateurs d’entreprise d’en établir un, même si le banquier ne vous le demande pas.Le BP est un outil présentant deux avantages :
Structurer son projet : il permet de fixer votre stratégie d’entreprise. Mettre sur papier votre idée permet d’identifier les potentialités et les obstacles qui pourraient survenir ainsi que les solutions envisagées.
Présenter son projet : il sera votre premier élément de communication et vous permettra de solliciter vos partenaires tant internes qu’externes.
Voir son banquier en lui présentant un business plan bien structuré vous permettra de gagner du « crédit » à ses yeux.

Le banquier peut-il refuser de m’ouvrir un compte bancaire pour la création de ma société ?

Djamel Louergli. En effet, un banquier est en droit de vous refuser l’ouverture d’un compte bancaire sans obligation de vous justifier son refus. Un refus résulte souvent d’incidents bancaires déclarés à la Banque de France survenus précédemment. 
En cas de refus, vous pouvez vous prévaloir du droit à l’ouverture d’un compte :
Si vous êtes entrepreneur individuel, demandez-le directement à la banque. Votre demande sera transmise par celle-ci à la Banque de France.
Si vous êtes en société, demandez simplement au banquier une attestation de refus par écrit et envoyez votre demande à la Banque de France. La Banque de France désignera ensuite une agence bancaire qui vous ouvrira un compte d’office. Seul bémol, les services bancaires seront toutefois limités.

Plus d’infos sur le site de la Banque de France : www.banque-france.fr

Des questions sur l’entrepreneuriat et la création d’entreprise ? 
Envoyez-les à business@salamnews.fr.

Djamel Louergli le Mardi 1 Février 2011


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Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.