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Confidences de Sophia Aram



De son petit gabarit, Sophia Aram dégage pourtant une grande prestance sur scène. Loin du personnage sulfureux, nous avons découvert une sensibilité zen et délicate.


Photos produits © D. R.
Photos produits © D. R.


Vous avez une belle énergie sur scène. Comment vous préparez-vous face au trac ? 

La boule au ventre ne passe vraiment jamais, mais ça ne me paralyse pas. Mon propos est tellement assumé que je ne me pose plus la question de savoir si je vais choquer. Je me prépare avec une séance d’étirements de 15 min dans ma loge, et des vocalises pour échauffer la voix, sous fond d’huile essentielle  d’eucalyptus de Sanoflore [1]. Une tasse de thé vert et de miel, et je suis fin prête à entrer en scène !


Spectacle le soir, chronique radio le matin, maman à plein temps… trouvez-vous le temps de faire une activité physique ?
 
Eh, non ! Heureusement, j’ai un bon métabolisme pour garder la ligne, sans faire d’efforts, je mange ce que je veux. J’ai une hygiène de vie sans excès, je suis végétarienne, je ne bois pas, ne fume pas et surtout je dors bien.

Votre mode de vie est nature. Vous êtes adepte du bio ?
 
Le bio, c’est un peu le luxe des riches, je trouve. Je suis cependant à l’écoute de la cause écolo et de ce qui est bon pour la santé. Je privilégie les producteurs locaux dans les marchés qui proposent des produits de saison.

Côté beauté, vous avez cette même démarche responsable ?
 
J’ai tenté les crèmes bio, mais j’ai eu une réaction allergique terrible ! Maintenant, je préfère bien choisir mes soins en parapharmacie, sans parabènes. Je suis une inconditionnelle des eaux fraîches de Caudalie [2], ainsi que de la crème argan pour le corps de Khiel’s [3] et pour le visage j’utilise La Roche Posay [4].

Côté maquillage, vous savez être coquette sans en faire trop. Quelle est votre routine ?
 
Que du basique, mais des bons produits. Il y a le fond de teint et l’anticerne de chez Dior, les fards à paupières de Make Up Forever [5], le mascara effet faux cils d’Yves Saint Laurent [6] et la crème 8 heures d’Elizabeth Arden sur les lèvres.

Quelque chose brille sur scène hormis vous : vos cheveux ! Quel est votre secret ?
 
J’ai succombé à l’appel du lissage brésilien ; une méthode géniale pour soigner ses cheveux tout en facilitant le coiffage. En plus, cela évite les frisottis pendant le spectacle. Du coup, j’utilise des produits adaptés pour les laver et garder les bénéfices du lissage plus longtemps.

Quel rituel conservez-vous de la tradition marocaine ?
 
Avec ma soeur, on adore le rituel du hammam aux Bains de Montorgueil. On se fait la totale : gant de crin, savon noir, gommage, massage à l’huile d’argan. Rien de mieux pour retrouver la sérénité !

Beauté rime avec quoi, selon vous ?
 
Une personne est belle, si elle est lumineuse. Elle dégage un tel bien-être et une telle joie de vivre que sa beauté est une évidence. Elle est au-dessus de tout, au-dessus des critères de beauté établis.
 


Sophia Aram est au Palais des Glaces avec son spectacle « Crise de foi » jusqu’au 14 avril, puis en tournée dans toute la France.



Par Karima Peyronie le Lundi 2 Avril 2012


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Trente années de débats sur la laïcité qui semblent jamais n’en finir. Tel le serpent de mer, le voile alimente très régulièrement les débats dans les colonnes de nos journaux, sur nos écrans de télévision et nos dîners en ville. Pourtant, l’architecture de la laïcité repose sur deux principes simples rappelés très justement par le Premier ministre Edouard Philippe : « la liberté de croire ou de ne pas croire » et « la neutralité absolue des pouvoirs publics s’agissant de faits religieux ». Le reste ne serait que nuances d’interprétation et elles ont parfois tendance à faire dire tout et son contraire aux fameux principes cités plus haut. Ceux et celles qui, aujourd’hui, font valoir de nouvelles lois d’interdiction des signes religieux établissent délibérément des confusions sur le principe de séparation des Eglises et de l’Etat inscrit dans notre Constitution. Raison pour laquelle il est nécessaire de marteler que la laïcité est avant tout un principe de liberté, du culte et de la conscience pour chaque citoyen. Confondre l’Etat et ses fonctionnaires avec la société et les usagers des services publics, ce n’est plus possible. Ces confusions instrumentalisées à des fins politiques désignent le mouton noir : une femme (encore une femme) qui, en portant un voile, refuserait les règles du jeu commun. Faux si nous nous contentons de la simple lecture des deux principes. L’Etat autorise une maman voilée à accompagner ses enfants lors d’une sortie de classe, comme le stipule un arrêt du Conseil d’Etat en 2013. Le plus grave, c’est que ces confusions, qui entrainent de sempiternelles polémiques, produisent de la toxicité au sein de notre tissu social en dressant les gens les uns contre les autres et, au final, renforcent les éléments les plus archaïques au sein de notre société, c’est-à-dire les agents du communautarisme de tout bord, qu’ils soient d’extrême droite ou issus du rang des musulmans identitaires. Totalement contre-productif.