Connectez-vous S'inscrire
Salamnews

Confidences de Hapsatou Sy



Hapsatou Sy, la très médiatique femme d’affaires du moment, a fait sa renommée dans le domaine de la beauté en créant les salons Ethnicia. C’est donc naturellement que nous lui avons demandé ses secrets pour paraître aussi rayonnante !


Photos produits © D. R.
Photos produits © D. R.


Comment commence la journée d’une businesswoman ? 
 
Par une mégadouche tous les jours au gant de crin [1, Karawan] ! J’alterne savon noir [2, Naturado] et pain Petit Marseillais et je me passe de l’eau micellaire sur le visage. Ensuite, j’enduis mon corps du lait Taaj à la rose et la crème hydratante pour le visage [3]
 

Comment entretenez-vous votre si longue chevelure ?
 
J’utilise exclusivement des produits naturels de chez Phytospecific, en particulier le baume et la crème de coiffage. Je me fais un soin profond une fois par semaine et je les hydrate avec un spray de coiffage pour les démêler plus facilement.
 

Côté maquillage, vous êtes plutôt diva ou naturelle ?
 
Je mise sur le naturel. Je viens de lancer une gamme de maquillage Hapsatou Sy [4], sur laquelle j’ai travaillé pendant quatre ans, et qui comprend plus de 500 références. 
J’utilise mes propres produits, notamment : un voile de fond de teint pour matifier et un gloss à l’extrait de vanille naturelle pour le côté gourmand. Mais lorsque j’ai envie de me lâcher, je n’hésite pas dans les couleurs avec des fards soutenus comme le bleu ou le violet  électriques. Comme je suis une femme brune, je reste sur une gamme de couleurs froides, et j’aime, par exemple, les touches de lumière beige irisé.
 

Quelle est votre petite beauty fixette ? 
 
Le regard ! J’applique du khôl noir [5] que je rapporte du Maroc. Je suis complètement accro à ce pays, de Marrakech à Essaouira, en passant par Casablanca ou Fès, je peux passer ma vie dans les herboristeries !
 

Vous êtes originaire du Sénégal et de Mauritanie, vos autres sources d’inspiration ?
 
J’y vais souvent, c’est ma façon de rester terre à terre, auprès de gens qui n’ont rien mais qui ont tout ! Je vais aussi bien dans les villages reculés qu’à Dakar pour le côté moderne et festif. Là-bas, je me fais des gommages  au sable [6, Clairjoie] et à la poudre de riz. Mon secret de détente se trouve en haut d’un rocher, face à la mer, je me vide la tête et en même temps je suis en pleine ébullition d’idées !
 

Et à Paris, qu’est-ce qui vous rend zen ? 

Des instants de musique, au piano, je suis auteure de chansons. Je vais me remettre à la danse afrojazz, new style ou salsa. Des danses pour me défouler, m’assouplir et aussi exulter la féminité ! Je tape quelques balles de golf à l’occasion. Et pour l’instant beauté, j’ai découvert le hammam O’Kari, un petit coin de paradis, où j’ai l’impression de me retrouver dans ce Maroc que j’aime tant.
 

Quelle est la parfaite définition d’une femme belle ? 
 
C’est une femme de charisme, avec des valeurs. C’est tout le contraire d’une carapace vide, elle n’est pas égocentrique et sait tenir une conversation. Elle est belle par ce qu’elle dégage.
 


Retrouvez Hapsatou Sy en jury de l’émission « L’inventeur 2012 », sur M6, tous les lundis, à 20 h 50. www.hapsatousy.com et www.ethnicia.com



Par Karima Peyronie le Vendredi 1 Juin 2012


Dans la même rubrique :
< >

Edito | Tête d'affiche | Une Ville, une mosquée | Beauté | Business | Sport | De vous à nous





Edito

Interdépendance

Mohammed Colin - 08/07/2021
Avec le reflux de l’épidémie, le déconfinement, les départs en vacances, c’est l’après-Covid qui s’annonce ! Un vague sentiment d’après-guerre semble se propager dans l’air. On prophétise l’arrivée de nouvelles années folles. On annonce un rugissement de l’économie. On parle même depuis quelques temps de « Covida », néologisme qui associe Covid et Movida, le nom donné au mouvement culturel espagnol qui a suivi les années d’émancipation de l’après-franquisme. Toutes ces espérances démontrent que le moral est au beau fixe. Elles sont aussi le signe de la résilience face à la crise sanitaire. Et c’est tant mieux, tant que nous n’oublions pas que cette terrible épreuve n’est pas terminée et qu’il nous faut demeurer vigilants comme en témoigne la propagation des variants, mais aussi qu’il nous faut en tirer des leçons. Se recaler avec la nature semble un enseignement indispensable pour le monde d’après. Nous avons bien vu que le virus empruntait les routes de la mondialisation sans avoir besoin de passeport pour passer les frontières. Le renforcement des organisations multilatérales est aussi indispensable. La solidarité envers les pays les moins dotés financièrement est une nécessité absolue, d’autant que leurs systèmes de santé défaillants entraînent des répercussions sur les pays les plus riches. Nous sommes donc interdépendants ! Il faut bien garder cela en tête au moment où les rivalités entre les superpuissances risquent de nous entraîner dans une variante de guerre froide, cette fois entre les États-Unis et la Chine. Le monde d’après a en réalité déjà commencé et le relâchement aussi.